dimanche 31 janvier 2010

Tomates confites


Quand les tomates commencent à ratatiner parce que cela fait quelques jours qu’elles traînent sur le comptoir et qu’on ne peut plus s’en servir en salade, il est temps de cuisiner des tomates confites, ce qui leur redonnera une nouvelle vie.

Les tomates confites sont très polyvalentes. On peut les manger avec des pâtes, en bruschetta, sur des haricots verts, sur du poisson blanc. Les irréductibles, eux, les mangeront à la cuillère, tellement c’est délicieux. J’en connais…


Tomates confites
une barquette de tomates cerises coupées en deux à l’horizontale ou quelques tomates coupées en 4
huile d’olive (environ ¼ tasse)
1 c. à thé de basilic séché
½ c. à thé de romarin séché, haché au couteau
une pincée de thym
une pincée de sucre
une pincée de piments de Cayenne broyés
1 à 2 gousses d’ail hachées
sel de finition (fleur de sel ou sel de Maldon) et poivre du moulin

Déposer les tomates sur une plaque de cuisson ou dans une poêle allant au four. Arroser les tomates d’huile d’olive et les saupoudrer des autres ingrédients. Cuire au four, à découvert, à 275 degrés F (135 degrés C) durant une heure, un peu plus longtemps si vous n’avez pas utilisé des tomates cerises.

vendredi 29 janvier 2010

Pitas au parmesan




Quand l’hiver bourrasque comme aujourd’hui, qu’on entend le vent siffler chaque fois qu’il s’enfarge dans un bâtiment ou contre un mur et que la neige virevolte au point de réduire totalement ou presque la visibilité, c’est qu’on est en pleine poudrerie. Pas de panique! C’est normal : c’est l’hiver.

Cette faim subite, occasionnée par le froid et les vents intenses, sera facilement sustentée par les pitas croustillants qui vous attendent au coin du feu avec un verre de vin tiède… Mais attention, ils sont addictifs : le vin vous le saviez déjà, mais les pains pitas au parmesan, peut-être est-ce que je vous l’apprends…


Pitas au parmesan
Pour 16 pièces
2 pains pita
¼ tasse (60 ml) de beurre ou de margarine
1 gousse d’ail hachée finement
1/8 c. à thé de paprika
1 c. à soupe de persil haché finement
2 c. à soupe de parmesan râpé

Près du bord de chaque pita, avec un ciseau, couper tout le tour de la sphère. Détacher délicatement les deux faces du pain. Ensuite, couper chaque rond en deux, puis en quatre. Vous obtiendrez ainsi 16 triangles.

Mélanger dans un petit bol tous les autres ingrédients. Avec un pinceau, badigeonner les faces intérieures des pitas avec la préparation au beurre et au fromage. Étendre les triangles de pain sur une plaque de cuisson allant au four. Faire deux fournées. Cuire chacune, 10 à 12 minutes, à 350 degrés F (177 degrés C). Servir chaud.

mercredi 27 janvier 2010

Casserole de veau à l'anglaise


La fameuse casserole de veau de ma mère : sa recette de prédilection! Elle l’a faite de nombreuses fois, surtout quand elle recevait des amis. C’est d’Angleterre, qu’elle l’a rapportée, il y a de cela bien des années.

Cette recette est absolument savoureuse, si et seulement si vous l’accompagnez de nouilles aux œufs de grosseur moyenne (j’imagine qu’avec de bonnes pommes de terre, elle doit être pas mal non plus…).



  
Casserole de veau à l'anglaise
6 portions
2 + 1 c. à soupe d’huile d’olive
1 c. à soupe de beurre
3 oignons coupés en rondelles
4 tranches de bacon (130 g) taillées en morceaux de 1,5-2 cm
900 g de veau à ragoût taillé en cubes petits-moyens
1 c. à soupe de farine
250 ml de vin blanc
1 poivron vert doux en dés
2 carottes tranchées
400 g de tomates en boîte, en dés
½ c. à thé de marjolaine
½ c. à thé de paprika (ou piment doux)
250 ml de bouillon de bœuf
125 g de champignons tranchés
persil haché
zeste d’orange (facultatif)
nouilles aux œufs moyennes (la marque Lancia est un bon choix)

Dans un faitout, faire revenir les oignons et le bacon dans 2 c. à soupe d’huile d’olive et 1 c. à soupe de beurre, environ 5 minutes. Réserver dans une assiette. Pour éviter que la sauce ne soit trop grasse, avant de faire revenir le bacon, vous l’aurez débarrassé d’une partie de son gras apparent.

Ajouter dans la casserole, maintenant vide, la cuillerée à soupe d’huile d’olive restante et faire revenir, en trois fois, les cubes de veau. Il n’est pas nécessaire que tous soient rôtis de façon égale. Si vous manquez d’huile, en cours de cuisson, prendre quelques morceaux de bacon cuits et ajoutez-les au veau. Le bacon libérera le gras dont vous avez besoin pour poursuivre la cuisson du veau. Lorsque la première cuisson de la viande est complétée, remettre tout le veau dans la casserole et singer avec la farine. Bien mélanger.

Ajouter les oignons cuits et le bacon et réchauffer à feu vif, en brassant. Déglacer avec le vin. Ajouter ensuite les cubes de poivron, les carottes et les tomates, couvrir et cuire, à feu doux, 10 minutes. Incorporer la marjolaine et le paprika, ainsi que le bouillon de boeuf et faire mijoter le tout, à couvert, 45 minutes. En dernier lieu, ajouter les champignons, à la casserole, et cuire encore 15 minutes, les 5 dernières minutes, à découvert. Servir avec les nouilles. Décorer avec du persil haché et du zeste d’orange.

Cette casserole se congèle très bien.

lundi 25 janvier 2010

Champignons portobello, au fromage et aux zucchinis à la tomate



Aujourd’hui, je me suis lancée en y allant d’une création culinaire, dans le but de participer au jeu "Ma cuisine au fromage"

Voilà donc une entrée que vous pourrez proposer à votre amoureux ou à votre amoureuse à la Saint-Valentin. Elle est assez longue à préparer, mais quand on aime… Soyez rusé(e) et commencez, la veille, à préparer certains des éléments qui la composent. Ainsi, vous cuisinerez votre sauce aux tomates et au fenouil, taillerez vos zucchinis à la mandoline et râperez votre fromage. Le lendemain, c’est-à-dire le jour « J », vous n’aurez qu’à préparer vos champignons, amincir vos muffins anglais et ensuite entreprendre la cuisson, de ce qui doit l’être, pour terminer par le montage et la présentation. Ouf!

Le regard que votre amoureux posera sur vous, dès la première bouchée, vous convaincra que tout cela valait vraiment la peine!




Champignons portobello, au fromage et aux zucchinis à la tomate
4 portions
huile d’olive
sauce aux tomates et au fenouil (ingrédients plus bas)
2 courgettes moyennes-grosses, taillées en spaghetti (la partie verte surtout), à la mandoline
4 champignons portobello (choisir les plus gros)
2 muffins anglais, coupés en deux
4 c. à soupe de fromage Parmigiano Reggiano râpé

Sauce aux tomates :
1 ½ c. à soupe d’huile d’olive
1/3 T (85 ml) d’oignon haché très finement
1 grosse gousse d’ail hachée finement
1 ½ T (375 ml) de tomates en conserve, en dés, égouttées
¼ c. à thé de graines de fenouil
une pincée de sucre
sel et poivre au goût

Dans une petite casserole, faire chauffer l’huile à feu moyen; y cuire l’oignon et l’ail pendant 2 minutes, jusqu’à tendreté. Ajouter les ingrédients qui restent et cuire, à découvert, durant 10 minutes jusqu’à ce que la sauce ne soit plus aqueuse. Réserver.

Cuisson des zucchinis :
Faire cuire dans une poêle, 1 minute, à feu moyen-vif, dans 1 c. à soupe d’huile d’olive, 110 g de zucchinis taillés en spaghetti. Saler et poivrer très légèrement Après la minute de cuisson, retirer immédiatement les zucchinis de la poêle et les déposer dans une grande assiette afin qu’ils refroidissent. Vous souhaitez qu’ils gardent un léger croquant à la dégustation. Réserver.

Préparation et cuisson des champignons portobello :
Peler les champignons avec un couteau très affûté. Trancher chaque champignon à l’horizontale en faisant attention de ne pas les briser. Ce que vous souhaitez obtenir, c’est une tranche, la plus grosse et la plus épaisse possible, tout en vous débarrassant, pour usage ultérieur, de la partie bombée et des lamelles du champignon.

Cuire chaque tranche dans un peu d’huile d’olive, 1 minute de chaque côté. Utiliser une spatule pour retourner les tranches dans la poêle. Lorsque la cuisson est terminée, déposer les champignons dans une assiette. Réserver.

Préparation des muffins anglais :
Avec un couteau très tranchant, couper chaque muffin anglais en deux, à l’horizontale. Amincir chaque partie, avec votre couteau, afin d’obtenir un pain d’environ 1 cm d’épaisseur. Griller vos muffins au grille-pain.

Montage :
Mélanger d’abord les zucchinis et la sauce aux tomates. Chauffer la préparation, en vue du montage. Ensuite, placer les tranches de muffin grillées dans un plat allant au four. Essorer les champignons entre deux essuie-tout, en les pressant légèrement. Déposer une tranche de champignon par muffin et saupoudrer chacune d’une cuillerée à soupe de fromage Parmigiano Reggiano râpé. Cuire sous la salamandre, jusqu’à ce que le fromage soit fondu (cela prend une ou deux minutes). Retirer le plat du four, et garnir chaque champignon gratiné de la préparation de zucchinis aux tomates. Un truc : pour que la préparation aux tomates tienne bien, enroulez-la sur elle-même, avec une fourchette. Terminer par un peu de persil frais haché.

Cette recette a été proposée pour le jeu « Ma cuisine au fromage », créé par Tiuscha sur le blog http://saveurpassion.over-blog.com/

dimanche 24 janvier 2010

Pennette à la saucisse, aux tomates et à la roquette


Quand je veux me faire plaisir, le samedi soir, je prépare ce plat de pâtes et je l’accompagne d’un bon verre de rouge (lire ici plusieurs verres de rouge…). Cette recette me comble (et Épouxcurien aussi) et je vais vous dire pourquoi. D’abord parce qu’elle contient cinq ingrédients savoureux qui se marient à ravir, tout en conservant, chacun, leur parfum individuel. Pour obtenir ce résultat, il suffit de faire cuire la chair à saucisse et de la réserver, sans l’intégrer à la sauce aux tomates que vous aurez préparée. C’est au moment du service que ces deux préparations se côtoieront dans l’assiette, aux côtés des pennette al dente, des copeaux de parmesan et de la roquette. Divino!



Pennette à la saucisse, aux tomates et à la roquette
3 à 4 portions
2 à 3 saucisses italiennes
sauce aux tomates (voir plus bas les ingrédients)
copeaux de parmesan parmigiano reggiano
roquette
pâtes pennette

Sauce aux tomates :
2 c. à soupe d’huile d’olive
5 à 6 gousses d’ail hachées
2 boîtes de 14 onces (400 g) de tomates cerises
¾ c. à thé de basilic séché
un soupçon de thym séché
¼ c. à thé de sucre
sel et poivre du moulin

Faire revenir l’ail, dans l’huile d’olive, quelques secondes et ajouter tous les autres ingrédients. Cuire à découvert, à feu moyen-doux, environ 30 minutes en brassant à plusieurs reprises, tout en évitant de crever les tomates cerises (conseil d’un expert italien en la matière). Réserver.

Cuisson des saucisses :
Après avoir enlevé la peau des saucisses, les couper en bouchées et les refaçonner, s’il y a lieu. Cuire dans un peu d’huile d’olive les morceaux de saucisses, sur feu moyen-vif, à découvert d’abord, et ensuite pour s’assurer de leur parfaite cuisson, couvrir et cuire à feu doux quelques minutes. Réserver.

Service :
Cuire les pâtes al dente et les déposer dans les assiettes individuelles. Verser la sauce aux tomates par-dessus les pâtes. Ajouter les morceaux de saucisse, les copeaux de parmesan et terminer par les feuilles de roquette. Servir.

samedi 23 janvier 2010

Soupe à l'oignon gratinée, aromatisée au carvi



Chacun a sa recette de soupe à l'oignon gratinée. Dans celle-ci, le carvi, épice sous-utilisée dans notre cuisine, donne un parfum différent à ce plat convivial.

Avec quels aliments associe-t-on généralement les graines de carvi? D'abord au pumpernickel, ce pain noir fait de seigle broyé et contenant tout le son du grain, dans lequel on ajoute des graines de carvi. Ensuite, cette épice s'harmonise particulièrement bien avec les pommes de terre, le chou, les carottes, les betteraves et les champignons ainsi qu'avec les saucisses et les viandes grasses. Les graines de carvi se retrouvent également dans le fromage Munster.



Soupe à l'oignon gratinée, aromatisée au carvi
2 c. à soupe d’huile d’olive
1 kg d'oignons jaunes, tranchés en rondelles épaisses
3 grosses échalotes sèches, tranchées en rondelles
1/4 c. à thé (1,25 g) de graines de carvi
2 tasses (500 ml de bouillon) de légumes
1 bière de 340 ml
1 feuille de laurier
sel et poivre du moulin
pain de campagne du lendemain

Faire revenir les oignons dans l’huile durant 5 minutes. Ne pas trop brasser, afin d'assurer une certaine caramélisation. Ajouter les échalotes et cuire 1 minute. Parfumer la préparation aux oignons avec le carvi. Verser le bouillon et la bière et ajouter la feuille de laurier. Cuire, à couvert, au plus 10 minutes : les oignons doivent conserver un léger croquant.

Déposer 2 c. à soupe de fromage Jarlsberg (ou autre fromage à gratin) dans le fond de chaque bol à soupe individuel. Verser la soupe déjà chauffée dans les bols. Déposer le croûton sur la soupe et terminer par le fromage râpé. Gratiner sous la salamandre quelques minutes, en surveillant.

vendredi 22 janvier 2010

Cake à l'orange


La recette de ce cake à l’orange sort tout droit du livre Les Cakes de Sophie de Sophie Dudemaine; la première fois que j’y ai goûté, c’est en Normandie à Caen. La propriétaire de l’hôtel où je logeais avait confectionné ce cake qu’elle présentait à ses clients à l’occasion du petit-déjeuner. Coup de foudre total chez moi qui adore les plats sucrés à l’orange. Tous les matins, en me dirigeant vers la salle du petit-déjeuner, je salivais déjà en pensant au merveilleux cake que j’allais manger. Et puis un matin, plus de cake à l’orange. Il n’en fallut pas plus pour que je demande la recette à mon hôte qui me la donna gentiment. Mais une interrogation subsistait : serais-je capable de reproduire cette recette sans le réputé beurre normand qui donne à la pâte une saveur si sublime?

Et je me suis essayée, avec le meilleur beurre que j’ai pu trouver sur nos tablettes de supermarché. Or, je crois que le résultat est convaincant. Alors si vous aimez une texture qui se situe à moitié chemin entre celle d’un gâteau et celle d’un pain et que vous adorez une pâte qui dégage un bon goût de beurre, agrémentée d’une touche d’orange, alors ce cake est pour vous.



Je préfère zester de cette façon plutôt que d'utiliser la fameuse râpe Microplane, très à la mode, mais qui peut décevoir par la petitesse des zestes qu'elle exécute.
 
Cake à l’orange
3 œufs
170 g de sucre
160 g de farine
¾ c. à thé de poudre à pâte (3,6 g de levure en sachet)
150 de beurre doux ou demi-sel
1 c. à soupe de zeste d’orange (pour un goût plus prononcé d'orange, ajouter un peu plus de zeste)
70 ml de jus d’orange pressée

Dans un saladier, fouetter les œufs et le sucre au batteur électrique, jusqu’à ce que le mélange blanchisse, soit environ 2 minutes. Ajouter, petit à petit, la farine additionnée de la poudre à pâte et bien mélanger.

Faire fondre le beurre, tout en évitant qu’il ne devienne trop chaud et incorporer au mélange. Ajouter le jus d’orange et le zeste et remuer délicatement.

Verser la pâte dans un moule à pain graissé et enfariné de 8,5 x 4,5 pouces (21,6 x 11,4 cm) et cuire dans un four préchauffé à 350 degrés F (177 degrés C) environ 55 minutes ou jusqu’à ce qu’une brochette de bois insérée dans le cake en ressorte presque sèche.

mercredi 20 janvier 2010

Poivrons doux farcis



Quand on cuisine, il faut être rusé ou plutôt prévoyant. Par exemple, si vous achetez des poivrons doux de toutes les couleurs, qui proviennent probablement de Hollande, et qui vous coûteront assez cher, vous souhaitez les rentabiliser au maximum. Pourquoi ne pas utiliser les capuchons des poivrons, vous savez cette partie qui retient le pédoncule, pour les émincer et les ajouter à du surimi. De la couleur, dans une salade, on aime ça!

Il vous reste donc, de beaux poivrons, sans chapeau, que vous pourrez farcir à votre guise. La farce que je vous propose aujourd’hui est un peu différente de celle à laquelle on est habitués. J’ai d’abord remplacé le riz par du bulghur et ensuite j’ai parfumé la viande hachée à la cannelle, au clou de girofle et au thym. Le bulghur est un grain de blé dont on a enlevé le son. Il est ensuite cuit à la vapeur, séché et moulu en différentes grosseurs. Résultat: une céréale au goût de noisette étonnant, que l’on utilise, entre autres, quand on fait le taboulé. On le retrouve aussi, en épicerie, sous le nom de burgol.


 
Poivrons doux farcis
3 portions
4 c. à soupe de bulghur cru (burgol numéro 1 fin)
3 poivrons doux
1 ½ c. à soupe d’huile d’olive
1 petit oignon haché très finement
300-350 g de bœuf haché maigre
1/8 c. à thé de chacun : cannelle moulue, clou de girofle moulu, flocons de piment de Cayenne
Très peu de thym séché
Sel et poivre du moulin
Sauce Marinara aux tomates et au basilic (maison ou du commerce)
Fromage qui gratine bien, râpé grossièrement (Jarlsberg, Cheddar, etc.)

Faire cuire le bulghur à grande eau, à découvert, durant 5 minutes. L’égoutter au chinois. Presser le bulghur avec votre main contre le fond de la passoire pour l’assécher le plus possible. Pendant ce temps, blanchir les poivrons, durant 3 minutes, dans une grande casserole d’eau bouillante. Déposer ensuite la casserole dans l’évier et faire couler l’eau froide sur les poivrons. Quand ils seront bien refroidis, les sortir délicatement et les faire égoutter à l’envers sur un torchon.

Faire revenir l’oignon dans l’huile quelques minutes. Ajouter le bœuf haché et cuire 3 à 4 minutes en détachant la viande à la fourchette. Ajouter les épices et faire cuire 10 à 15 minutes en brassant régulièrement. Mélanger le bulghur cuit à la viande. Saler et poivrer au goût.

Le montage des poivrons se fait, tel qu’illustré, sur la photo. Tapisser un plat à gratin de quelques cuillerées de sauce Marinara et déposer les poivrons sur la sauce. Remplir la cavité de chacun avec la préparation à la viande. Verser la sauce aux tomates sur le dessus de chaque poivron et terminer par le fromage râpé. Cuire au four à 350 degrés F (175 degrés C) durant 30 minutes ou jusqu’à ce que les poivrons soient bien chauds et que le fromage ait fondu et légèrement doré. Servir avec une salade verte.

lundi 18 janvier 2010

Potage au chou-fleur et aux amandes



Aromatiser un potage avec le 7 épices et la Couleur de safran, c’est amener le Liban et le Maghreb dans sa cuisine. Pendant un bref instant, je me suis souvenue, avec beaucoup d’intensité, de ces odeurs si typiques perçues au Maroc, il n’y a pas si longtemps. Que du bonheur!








Voilà, entre autres, ce que les promeneurs retrouvent dans la nouvelle médina de Casablanca, appelée le Habous.

Potage au chou-fleur et aux amandes



2 c. à soupe d’huile d’olive
1 oignon haché
1 chou-fleur moyen défait en gros bouquets
150 g de céleri-rave en gros cubes
6 tasses (1250 ml) de bouillon de légumes
¼ de tasse (50 g) de riz basmati cru
¼ de tasse (40 g) d’amandes grossièrement hachées
Pointe d’un couteau (ce n’est pas beaucoup) de 7 épices
Pointe d’un couteau de Couleur de safran (condiment marocain de la marque Gaya)
1 feuille de laurier
Tranches de citron

Faire revenir l’oignon dans l’huile 3 minutes. Ajouter le chou-fleur et bien brasser. Cuire à feu moyen-élevé 5 minutes. Ajouter ensuite les ingrédients restants, sauf les tranches de citron. Cuire, à couvert, 10 à 15 minutes ou jusqu’à tendreté des légumes. Refroidir. Enlever la majeure partie des peaux d’amandes qui se seraient détachées des noix. Passer la préparation au mélangeur ou au robot culinaire. Servir dans des bols avec une rondelle de citron.

dimanche 17 janvier 2010

Salade muticolore au surimi parfumé au homard


Cette salade de surimi est parfaite en entrée. Elle est haute en couleur, ce qui apportera certainement beaucoup de lumière, à votre table, et je l’espère, beaucoup de saveurs à votre repas, lorsque vous y aurez goûté.


Salade multicolore au surimi parfumé au homard
4 à 6 portions, en entrée
200 g de chair de goberge (surimi) parfumé au homard, défait en bouchées
60 g hachés, de chacun de ces poivrons : 1 rouge, 1 jaune, 1 orange
130 g de concombre pelé, épépiné et coupé en petits cubes
80 g de zucchini détaillé à la mandoline (en filaments, genre spaghetti)
1 oignon vert haché (facultatif)
1 c. à thé de petites câpres dans le vinaigre, égouttées
50 g d’olives Kalamata dénoyautées, hachées grossièrement
1 c. à soupe de persil haché
1 c. à soupe de basilic déchiré en petits morceaux
Chiffonnade crue de laitue pour le service

Dans un saladier, regrouper tous ces ingrédients (sauf la chiffonnade de laitue) et mélanger. Il ne vous reste qu’à préparer la vinaigrette.

Vinaigrette
1 c. à soupe de jus de citron
1 c. à soupe d’huile d’olive
1 c. à soupe d’une huile neutre
1 c. à soupe de mayonnaise

Bien mélanger ces quatre ingrédients à la fourchette ou au petit fouet jusqu’à ce que la vinaigrette soit parfaitement homogène. Verser sur la salade et bien touiller.

Sauce à spaghetti au boeuf et à la saucisse italienne



C’est un secret de Polichinelle : les pâtes rendent heureux, car elles favorisent la libération, dans notre cerveau, de l’hormone du bonheur : la sérotonine. Alors, pourquoi ne pas s’en priver en cuisinant, en cette mi-janvier peu ensoleillée, un plat qui nous réchauffera l’âme. Et cela sentira tellement bon dans la maison!

Cette sauce, de facture traditionnelle, disons-le, est ici revampée grâce à une combinaison d’épices qui remonte à la nuit des temps : la cannelle et le clou de girofle. Il s’agit bien sûr, de ne pas en mettre trop, au début. Voilà pourquoi je recommande, pour la première fois, l’ajout d’1/8 de cuillerée à thé, autant pour la cannelle que pour le clou. Peut-être qu’un autre jour, si vous refaites cette recette, vous déciderez d’en ajouter un peu plus, mais allez-y petit à petit. Quand vous aurez atteint la mesure de ¼ de cuillerée à thé par épice : STOP, car la sérotonine ne sera plus au rendez-vous…




Sauce à spaghetti au bœuf et à la saucisse italienne
4 à 6 portions
2 c. à soupe d’huile d’olive
1 gros oignon jaune ou 2 oignons moyens en cubes
1 c. à thé d’ail haché (facultatif)
1 paquet moyen de bœuf haché mi-maigre (600-700 g)
2 saucisses italiennes douces ou piquantes (environ 300 g), la peau enlevée et coupées en bouchées
1/8 c. à thé de cannelle moulue
1/8 c. à thé de clou de girofle moulu
2 boîtes de tomates aux fines herbes (Alymer ou autres, au goût) de 28 onces (796 ml), hachées
1 petite boîte de purée de tomates (156 ml)
1 c. à thé de basilic séché

Faire revenir, dans l’huile, l’oignon quelques minutes. Ajouter le bœuf haché et la chair de saucisse et cuire 5 minutes en brassant. Ajouter la cannelle et le clou. Bien mélanger et cuire à feu assez élevé, 10 à 15 minutes en brassant régulièrement. Égouttez la viande au chinois. Remettre la viande dans la casserole et ajouter les deux boîtes de tomates, la purée de tomates et le basilic séché. Cuire à découvert, sur feu moyen-doux, durant environ 1 heure ou jusqu’à consistance désirée.

vendredi 15 janvier 2010

Casserole de poulet aux fruits



Une visite au marché Jean-Talon à Montréal, en plein hiver, nous renvoie aux couleurs de l’été. C’est ce qui m’a fait penser qu’une casserole de poulet sucrée-salée, où les fruits prendraient la vedette, prolongerait le plaisir.

Si cette recette vous inspire, quand vous choisirez vos fruits au marché, optez plutôt pour ceux qui sont fermes, afin qu’ils résistent à la cuisson. On ne les veut pas trop défaits.

En attendant la fin de l’été pour vous présenter une panoplie de photos du marché Jean-Talon en pleine action, voici quelques gros plans qui j’espère vous feront saliver.



 


Le marché Jean-Talon a été fondé en 1930 par la ville de Montréal, en plein cœur de la Petite Italie. Ce marché a la particularité d’être permanent, été comme hiver. Durant la saison froide, il s’abrite dans un espace commun, chauffé, et à l’abri des intempéries. Quand le beau temps arrive, il se débarrasse de ses protections hivernales et offre aux promeneurs ses étals multicolores. Le fait d’être situé dans la Petite Italie a donné, à ce marché, des airs extravagants. Durant l’abondance, en août et en septembre, d’immenses paniers de tomates, de poivrons et de raisins sont en vente. Il faut savoir résister à tant de beauté et s’empêcher de revenir à la maison avec ces produits en quantité industrielle, à moins d’avoir un plan bien établi et quelques amis pour aider à la cuisine.




Casserole de poulet aux fruits
3 portions
1 ½ c. à soupe d’huile d’olive
1 pomme, 1 poire et 1 nectarine colorées, fermes, coupées en cubes petits-moyens
1 oignon haché
1 branche de céleri hachée
½ c. à thé de graines cumin moulu
2 c. à thé d’un bon curry
¼ c. à thé de sel
¾ de tasse (190 ml) de bouillon de poulet
8 cuisses de poulet, désossées, sans la peau
6 pruneaux dénoyautés
3 oignons verts (la partie verte seulement), tranchés
Quelques feuilles de basilic déchirées en petites bouchées

Sur feu vif-moyen, faire revenir les fruits et les légumes dans l’huile, avec les épices et le sel, durant 5 minutes, en brassant régulièrement. Ajouter le bouillon de poulet, puis les hauts de cuisse, bien calés au fond de la casserole, en leur laissant leur forme arrondie. La cuisson fixera cette forme, et c’est ce que vous souhaitez pour avoir une belle présentation. Ajouter les pruneaux.

Faire cuire à couvert, de 25 à 30 minutes (selon la grosseur des hauts de cuisse), à feu moyen d’abord et ensuite à feu moyen-doux. Durant la cuisson, retourner les morceaux de poulet de 3 à 4 fois, pour assurer une cuisson égale. Après 25 minutes, goûter la volaille pour vérifier la tendreté. Remettre encore quelques minutes à cuire, si nécessaire. Servir avec un riz basmati sur lequel vous aurez jeté quelques zestes de citron. Et sur l’assiette de service, déposer les oignons verts et le basilic frais.

Les photos des fruits et légumes ont été prises Chez Louis et Chez Nino au marché Jean-Talon.

mercredi 13 janvier 2010

Salade de betteraves, au feta et à la menthe



Cette salade, inspirée d'une recette de l'Australienne Donna Hay, est idéale comme entrée. Très parfumée, elle développera ses goûts si vous respectez quelques propositions.

D'abord, les betteraves devront être bien cuites, mais pas trop. Faites-les cuire, à demi-couvert, dans l'eau bouillante jusqu'à ce que la pointe d'un couteau bien aiguisé traverse votre plus grosse betterave très aisément. Les légumes racines, selon moi, ne doivent jamais être servis al dente.

Ensuite, l'apport de l'huile de sésame doit être minime. On ne veut pas que cela goûte le sésame. Tout ce qu'on souhaite c'est que les quelques gouttes de cette huile très parfumée aient comme effet d'arrondir la saveur de la vinaigrette.

Une salade réussie, d'après moi, permet de goûter à chacun des aliments qui la constituent. Ainsi, si vous respectez les proportions qui vous sont ici proposées, vous pourrez à chaque bouchée goûter distinctement la betterave, la menthe, le feta, le tout enrobé d'une vinaigrette dont le rôle est de mettre les produits précédents en valeur. J'oubliais : je vous suggère d'effriter le feta sur la salade de betteraves. Ne pas mélanger, à moins que vous adoriez le feta rose bonbon!



Salade de betteraves, au feta et à la menthe
Pour 5 à 6 portions, en entrée
600 g de betteraves rondes ou longues, cuites et taillées en grosses juliennes
1 c. à soupe d'huile d'olive
2 c. à soupe d'huile de canola, de carthame ou de tournesol
2 c. à soupe de moutarde en grains (moutarde à l'ancienne)
4 gouttes d'huile de sésame
1 c. à soupe de vinaigre de riz
2 c. à soupe de menthe fraîche hachée
150 g de fromage feta

Bien mélanger les huiles, la moutarde et le vinaigre afin d'obtenir une vinaigrette onctueuse et verser le tout sur les betteraves en juliennes. Bien touiller. Ajouter la menthe hachée et mélanger de nouveau. Déposer cette salade dans des assiettes de service individuelles. Effriter le feta sur chaque assiette contenant la salade de betteraves et ne pas mélanger. Garnir d'une ou de deux branches de menthe. Servir.

Cette recette a été proposée pour le jeu "Ma cuisine au fromage", créé par Tiuscha sur le blog http://saveurpassion.over-blog.com/

mardi 12 janvier 2010

Soupe aux lentilles rouges



Quand il fait froid comme aujourd'hui, il n'y a rien comme une bonne soupe chaude et épicée pour se remettre d'aplomb. Au Québec, on est habitués à une telle température, mais ailleurs, comme en Europe à titre d'exemple, les temps sont difficiles. Il faut dire que nous, Québécois, l'hiver, on l'a apprivoisé. Même si nos maisons sont chaudes et confortables, on apprécie grandement le fait de se retrouver assis devant un bol de soupe fumante, surtout quand on revient de l'extérieur oxygénés et ragaillardis par la froidure ambiante.


La soupe aux lentilles que je vous propose aujourd'hui est très épicée, mais elle n'est pas piquante. Le lait de coco, qu'on y ajoute, contribue à adoucir son goût. Si, toutefois, vous prévoyez servir cette soupe à une tribu d'enfants, il serait peut-être bon de réduire un peu la quantité d'épices que vous y ajouterez.



Soupe aux lentilles rouges
12 portions
3 c. à soupe d’huile de tournesol ou autre huile neutre (canola)
1 oignon espagnol ou vidalia haché
6 gousses d’ail hachées
2 c. à soupe de gingembre frais râpé
1 c. à thé de cumin moulu
1 c. à thé de poudre de cari
1 c. à thé de coriandre moulue
1/2 c. à thé de cannelle moulue
2 tasses de lentilles rouges
8 tasses de bouillon de poulet ou de légumes
1 boîte 398 ml (14 onces) de tomates italiennes en dés
1 boîte de lait de coco
sel et poivre

Dans une casserole, faire suer l’oignon haché dans l’huile pendant 5 minutes jusqu'à ce qu’il soit transparent. Ajouter l’ail, le gingembre et les épices. Cuire une minute en brassant. Ajouter les lentilles, le bouillon et les tomates. Saler et poivrer. Porter à ébullition et réduire le feu au minimum. Laisser mijoter 20 minutes à découvert. Quand les lentilles sont défaites, ajouter le lait de coco. Vérifier l’assaisonnement.



Cette recette est une création de Dyan Solomon, propriétaire du café Olive et Gourmando, situé à Montréal.