mercredi 10 octobre 2012

Casserole de haricots rouges et de courge d'hiver



Il arrive quand on cuisine qu’on ait de belles surprises, qu’on obtienne des résultats fabuleux auxquels on ne s’attendait pas vu la simplicité des produits employés et la facilité d’exécution de la recette.

Tenez, à titre d’exemple, la casserole de haricots rouges et de courge que je vous présente aujourd’hui. Je la voulais végétarienne, contenant de la courge d’hiver. J’avais dans mon armoire (dans ce qu’en Europe on appelle le «placard»), une conserve de haricots rouges, une de tomates en dés et une de lait de coco.  Je n’ai eu qu’à les combiner entre elles et à deux légumes d’automne, la courge Hubbard bleue et l’oignon espagnol, ainsi qu’à des fines herbes pour obtenir un résultat dépassant mes espérances en ce qui a trait au goût : un plat délicieux allant très bien avec son accompagnement de riz basmati!

Finalement, tellement fière du résultat obtenu avec ces ingrédients économiques et faciles d’accès, j’ai décidé de proposer cette recette conviviale et réconfortante pour le concours organisé par Françoise à l’occasion du deuxième anniversaire de son blog Saveurs croisées. Je sais à quel point la valeur nutritive des aliments compte pour elle. Je crois bien qu’une recette sans viande, bien protéinée, qui met en valeur la courge et l’oignon aux côtés des haricots rouges saura lui plaire. 








Casserole de haricots rouges et de courge d’hiver
6 portions
¾ d’un oignon espagnol, haché, mais pas finement
2 gousses d’ail plutôt grosses, hachées finement
1 conserve de tomates en dés de 796 ml ou 2 conserves de 400 g
1 conserve de lait de coco non sucré
1 cube de bouillon de concentré de poulet ( moins si le cube est gros) ou 2 c. à thé de concentré de poulet (remplacer le concentré de poulet que j’ai ajouté par du concentré de bouillon de légumes, si vous tenez absolument à préserver le végétarisme de la recette à 100%)
2 tasses (350 g) de courge d’hiver, hachée en cubes de 2 cm (j’ai employé de la Hubbard bleue, mais la courge Butternut, la Pink Jumbo Banana ou du potiron qui se tient bien à la cuisson feront très bien l’affaire)
2 petites feuilles (ou 1 grosse feuille) de laurier séché
1 conserve de haricots rouges de 796 ml (800 g), rincés et bien égouttés
4 oignons verts, partie blanche et partie verte, hachées
2 c. à thé de thym frais, haché
¼ tasse (une petite poignée) de coriandre fraîche, hachée
sel et poivre du moulin
riz basmati cuit, en accompagnement
2 oignons verts hachés (partie verte) en décoration

Dans une grande casserole, faire revenir sans le colorer l’oignon quelques minutes. Ajouter l’ail et cuire 20 secondes. Verser les tomates  en conserve et leur eau. Porter le contenu de la casserole à ébullition. Baisser le feu à moyen et cuire, à découvert, 15 minutes. Diminuer le feu à moyen-doux et poursuivre la cuisson encore 15 minutes. La préparation aux tomates est prête lorsqu’elle a atteint une belle consistance semi-épaisse.

Incorporer à la casserole le lait de coco, le bouillon de poulet concentré (ou le bouillon de légumes), la courge et le laurier. Cuire, à mi-couvert, 15 minutes à feu moyen-doux jusqu’à tendreté des morceaux de courge qui à ce stade-là de la cuisson devront conserver tout de même un léger croquant.

Ajouter à la casserole les haricots rouges, le thym frais et la coriandre fraîche, enlever les feuilles de laurier (les jeter) et cuire toujours à mi-couvert encore 10 minutes à feu doux. Saler et poivrer.
Servir dans des assiettes creuses avec du riz basmati. Décorer avec un peu d’oignon vert haché.

samedi 6 octobre 2012

Audaces : façon Éric Gonzalez, chef à L'Auberge Saint-Gabriel


Cette semaine, Éric Gonzalez, chef  à L'Auberge Saint-Gabriel, située dans le Vieux-Montréal, offrait au public son premier livre de recettes, paru aux Éditions de l’Homme, intitulé Audaces. Ce livre ne passera pas inaperçu tant par son format (il mesure 33 cm x 25 cm!), que par la qualité de son contenu.

Le chef


Originaire de Nice, le petit Éric grandit parmi les vergers et les oliveraies que possèdent ses parents en humant les parfums provençaux de la cuisine de sa mère. Après une formation à l’école hôtelière de Nice, il travaille aux côtés de Bernard Loiseau et de Jacques Chibois, triplement étoilés, et obtient à 27 ans sa première étoile du Guide Michelin au restaurant luxembourgeois Le Clairefontaine.

L’attrait du continent américain  l’amène à passer par Maxim’s à New York, avant d’arriver à Montréal. En 2010, il se joint à L’Auberge Saint-Gabriel et à ses trois propriétaires : Marc Bolay, Garou et Guy Laliberté.

Sa cuisine
La  cuisine gastronomique d’Éric Gonzalez est faite de contrastes, d’émotions et d’inventivité.

Il accorde une très grande importance à la présentation de ses plats en déployant l’habileté d’un peintre qui se sert de l’assiette comme d’une toile. Il sait que l’œil aime le jeu des couleurs, les diagonales, les courbes, les formes concaves et convexes qui donnent une impression de mouvement.  Il ne laisse rien au hasard, car il n’oublie jamais qu'on mange d’abord avec les yeux.

Et puis, arrive alors le moment tant attendu de la dégustation. Il veut que la personne qui mange à sa table se rappelle de son expérience sensorielle, car en tant qu’artiste il aura apporté dans chacun de ses plats toute son expertise et son amour de la cuisine.

Si comme moi, vous appréciez la cuisine du sud de la France, où les légumes et les poissons sont bien présents, la cuisine d’Éric Gonzalez vous réjouira.  Si vous êtes plutôt de type carnivore, vous ne serez pas en reste avec les propositions du chef, comme le Cochon fermier cuisiné de la tête aux pieds - Compote de pommes au cidre ou encore la Côte de bœuf de 1 kg - Marmelade d’échalotes «Marchand de vin» - Champignons marinés - Gâteau de pommes de terre dans l’esprit de l’Auberge

Lors du lancement, j’ai eu la chance de goûter à quelques bouchées apéritives dont une qui est publiée dans le livre : les Cupcakes au maïs, purée fine d’avocats. Je me souviens de la purée d’avocats qui était d’une délicatesse extraordinaire, sublime en goût, et qui complétait à merveille le petit gâteau de maïs.

Le livre
D'emblée, il surprend agréablement par son format, de la grosseur d’un livre d’art.  Aussitôt qu’on l’ouvre, on tombe sous le charme d’un beau livre où la photo de Mathieu Lévesque, très léchée, offre des gros plans réussis techniquement et qui mettent très bien en valeur les plats. Les recettes comprennent des ingrédients facilement disponibles, mais une certaine confusion s’installe quand le chef, d’origine française, nomme ainsi ce qu’on pense être du bacon : épaule de poitrine fumée, poitrine fumée ou poitrine de porc fumée.  Aussi lorsqu’ à la p. 72, il évoque l’utilisation de 3 1/2 c. à café de levure du boulanger, veut-il parler de levure fraîche? Ces petites imprécisions mériteraient d’être éclaircies lors de la deuxième édition du livre. Mais ce ne sont que des détails qui franchement n'altèrent en rien la fiabilité des recettes.

Les plats proposés à travers le livre sont tout à fait irrésistibles. Les différentes techniques de cuisine utilisées sont reproductibles à la maison, mais il vaut mieux être deux pour cuisiner ou débuter la préparation des différents appareils la veille ou l’avant-veille de la réception.  Les photos qui suivent illustrent l’esprit du livre.

 À gauche, en entrée, Salade de pommes de terre «moderne» - Yogourt à la moutarde - Vinaigrette aux noix de Grenoble, et, en plat principal Pâtes acini comme un risotto - Courgettes cuisinées - Figues rôties au miel, amandes et fromage de brebis.


 À gauche, Macaroni au fromage du dimanche soir et «Pissaladière» de lotte - Pommes de terre bouillabaisse - Fenouil, olive et orange - Aïoli moderneCes quelques photos ont été photographiées à même le livre, afin de donner un aperçu des plats et des photos qu'on y retrouve. 

Éric Gonzalez a eu l’audace, à la fin de son livre, de transmettre ses techniques de présentation chirurgicales, qu’il nomme lui-même ainsi, sans avoir peur de se les faire chiper, car il sait très bien que durant le temps qu’on s’exercera à les reproduire, lui de son côté en aura déjà trouvé d’autres. Plus sérieusement, le chef Gonzalez aime transmettre ses connaissances, comme il le dit souvent.

En tant que foodie, j’ai beaucoup apprécié ces explications, appuyées par des photos très parlantes. Il n’y a plus qu’à…

L’Auberge Saint-Gabriel
On ne peut séparer le chef Gonzalez du lieu, L’Auberge Saint-Gabriel, un endroit trois fois centenaires situé dans le Vieux-Montréal. Grâce à de magnifiques photos, le livre nous fait découvrir l’Auberge qui, au fil de ses travaux de restauration, est devenu un lieu unique à Montréal où les murs de pierre s’accordent merveilleusement bien aux œuvres d’art accrochées ici et là et aux installations qu’on y retrouve. On ne peut qu’être impressionnés par la colonne vertébrale de baleine, placée à la verticale, dans l’espace où se tiennent habituellement les 5 à 7 ou autres événements du genre.

Audaces : un livre culinaire remarquable que tous prendront plaisir à feuilleter, même ceux qui mettent peu la main à la pâte en cuisine. À laisser traîner sur la table à café!

Audaces : façon Éric Gonzalez, chef à L’Auberge Saint-Gabriel,  Éditions de l’Homme, octobre 2012, 39,95$. 

mardi 2 octobre 2012

Soupe au boeuf, à l'orge et aux légumes-racines



Il vient d’arriver, s’installe lentement, change les couleurs de notre environnement en nous rappelant qu’on ne peut y échapper : bientôt, il nous ravira notre verdure et, de jour en jour, nous confinera de plus en plus dans nos maisons.

Depuis deux jours, il verse de la pluie sur ma ville. Il a assombri ma maison et quand on sort à l’extérieur, un petit vent froid nous rappelle sa présence.

Il faut dire que, cette année, il est arrivé bien abruptement. Habitués que nous étions à un été ensoleillé, sec et chaud, un été à tomates et, du jour au lendemain, hop, le voilà qui s'amène!

Et il a toute une influence : il me dictera d’abandonner ma cuisine estivale pour faire place à la sienne. Il me fera rêver de soupes, de plats en sauce et s’arrangera pour que je commence à reluquer sérieusement les courges au marché.

If you can’t beat them, joint them!, que j’me dis!

Alors, voici une soupe bien de chez nous, tellement parfaite en automne : la soupe au bœuf et au barley (oups! à l’orge). Inspirée et, probablement aussi apportée par les Anglais, cette soupe traditionnelle so British est une soupe-repas délicieuse. La version que je vous présente aujourd’hui comprend d’autres légumes-racines auxquels on est moins habitués : les rabioles et le céleri-rave. Et ça, on aime ça! 






Soupe au boeuf, à l'orge et aux légumes-racines
10 à 12 portions
1 morceau de 1,5 kg de palette de bœuf, avec l’os (j'ai employé plutôt une tranche de jarret de boeuf (épaule) avec os, pesant 750 g, et cela s'est avéré délicieux : j'aime qu'une soupe ne contienne pas trop de viande)
3 litres d'eau
2 feuilles de laurier
1 c. à soupe de sel
2 c. à thé de poivre noir en grains
180 ml d'orge perlé, rincé et égoutté au chinois
1 gros oignon, émincé
4 carottes, pelées et coupées en fines juliennes* ou en dés
250 ml de céleri-rave, pelé et coupé en dés
250 ml de rabioles, coupés en dés
2 poireaux (partie blanche seulement), coupée en fines juliennes* ou en dés
250 ml de haricots verts, coupés en petits tronçons (omis)
2 c. à soupe d'herbes salées (commencer par 1 c. à soupe, ce que j'ai fait, et cela s'est avéré suffisant)
poivre du moulin

Dans une très grande casserole ou un faitout, déposer le morceau de bœuf. Verser l’eau. Ajouter les feuilles de laurier, le sel et le poivre. Porter doucement à ébullition. Laisser mijoter environ 1 heure 30 minutes à mi-couvert sur feu doux. Écumer au besoin. Retirer la viande. La laisser tiédir avant de la couper en bouchées. Réserver.

Filtrer le bouillon au chinois. Le remettre dans la casserole et y ajouter le bœuf, l’orge, les légumes et les herbes salées.

Cuire à mi-couvert sur feu doux de 30 à 40 minutes ou jusqu’à ce que l’orge perlé soit bien cuit. Rectifier l'assaisonnement. Servir.

* à la mandoline (j'ai fait une partie à la mandoline et l'autre partie, je l'ai hachée en dés)

Source : Cuisine Santé : 80 recettes pour manger vite et bien, Châtelaine, Éditions Rogers, 2012, à la p. 12.

samedi 29 septembre 2012

Bresaola à la roquette et au parmesan


Vous connaissez la bresaola? Si vous souhaitez une entrée simplissime à réaliser et débordante de saveurs à offrir à vos invités, celle que je vous propose aujourd’hui saura vous plaire.

La bresaola est une viande de bœuf séchée et salée, fabriquée à partir du haut de l'intérieur de ronde, qui a été vieillie deux ou trois mois jusqu'à ce qu'elle devienne dure et rouge foncé presque violet. Elle tire son origine de la Valtellina , une vallée dans les Alpes, au  nord de l'Italie, dans la région de la Lombardie.

Comme antipasto, la bresaola est généralement coupée en tranches très minces et servie à température ambiante ou légèrement refroidie, bien qu'on doive la conserver au réfrigérateur. On peut la consommer seule, mais elle est très bien mise en valeur lorsque servie avec de la roquette, du parmesan, des noix de pin, de l’huile d’olive et du vinaigre balsamique. Il ne faut pas confondre la bresaola avec le carpaccio, qu’on prépare à partir de viande de bœuf crue. (Source Wikipédia )




Bresaola à la roquette et au parmesan
bresaola (je me suis procurée la mienne chez Milano sur le boulevard Saint-Laurent à Montréal; la quantité de bresaola à acheter dépend du nombre de convives : s'informer auprès des commis de la charcuterie)
roquette
copeaux de Parmigiano Reggiano
noix de pin
un filet d'huile d'olive
un filet de vinaigre balsamique
fleur de sel et poivre du moulin
tomates, olives noires et feuilles de basilic en décoration

Tapisser chaque assiette individuelle de bresaola. Déposer de la roquette sur la viande. Ajouter quelques copeaux de parmesan et des noix de pin au goût.

Juste avant le service, verser un filet d'huile d'olive et de vinaigre balsamique. Saler et poivrer. Décorer tel que proposé ou autrement. Servir en entrée.

mardi 25 septembre 2012

Choux de Bruxelles au bacon et à la crème



Les choux de Bruxelles rebutent certaines personnes et, avec raison, s’ils leur sont servis entiers et bouillis.

Il y a moyen de les cuisiner autrement afin de les sublimer un peu, je dirais même beaucoup. La recette du chef britannique Galton Blackiston, tirée du magazine culinaire anglais Delicious, de novembre 2011, en est un parfait exemple.

Ainsi en tranchant les choux de Bruxelles à cru, en leur offrant une première courte cuisson à grande eau et en finalisant le tout à la poêle en compagnie de produits qui font bon ménage avec eux, il est possible de réaliser un plat d’accompagnement absolument savoureux.

Si vous êtes très choux de Bruxelles, comme moi, vous préférerez ajouter un peu plus de choux aux quantités exigées par la recette et diminuer d'autant la quantité de bacon ou de pancetta : on est légumes ou on ne l'est pas!



Choux de Bruxelles au bacon et à la crème
4 à 6 portions
450 g de choux de Bruxelles, tranchés
125 g de beurre (j'ai mis de l'huile d'olive)
2 grosses échalotes sèches (j'ai mis 1 petit oignon), tranchées finement
1 grosse gousse d'ail hachée finement
75 g de bacon fumé (j'ai employé de la pancetta tranchée pas trop mince), haché
4 c. à soupe de crème 35%
4 feuilles de sauge hachée (dans mon cas, 3 brins de thym frais, à défaut de sauge)

Cuire les choux de Bruxelles tranchés, à grande eau salée, durant 2 minutes. Égoutter les choux et les rincer à l'eau extrêmement froide (si vous êtes dans un pays nordique, l'hiver) ou les déposer dans un bac d'eau contenant des glaçons. Réserver.

Faire fondre le beurre (ou l'huile) dans une poêle, à chaleur moyenne, ajouter les échalotes sèches, dans un premier temps, et l'ail ensuite. Cuire les échalotes quelques minutes et l'ail 30 secondes.

Incorporer le bacon taillé en petits morceaux  jusqu'à ce qu'il devienne légèrement croquant.

Essorer légèrement, avec un linge, les choux de Bruxelles égouttés. Ajouter-les à la poêle contenant les échalotes et le bacon et cuire à feu doux, de 8 à 10 minutes, jusqu'à ce que les choux soient cuits.

Ajouter la crème, la sauge (ou le thym frais). Rectifier l'assaisonnement, s'il y a lieu, et servir avec une viande.

***

Au marché de La Prairie



Ketchup aux tomates rouges et aux fruits, cornichons Bread and Butter.

mercredi 19 septembre 2012

Tarte sablée au parmesan et poivrons doux grillés


J’adore les tartes salées! J’aime puiser mon inspiration chez Choupette, créatrice du blog Péché de gourmandise qui a un penchant aussi pour ce type de tartes. Une de ses plus récentes réalisations m’a mis l’eau à la bouche et j’ai décidé de la reproduire presque intégralement. Pour la version originale de Choupette , c’est par ici.

Cette tarte sablée est facile à réaliser, quoique un peu longue, surtout  en ce qui concerne l’épluchage des poivrons. On minimise souvent le temps que peut prendre cette opération. Pour se faciliter la tâche, on peut préparer les poivrons, la pâte à tarte et le mélange de fromages la veille et réaliser la cuisson de la pâte sablée quelques heures avant le service. Le montage peut s’effectuer avant l’arrivée des invités, sans problème, et la pâte restera croustillante.

Cette tarte savoureuse peut constituer une entrée ou un plat principal s’il est accompagné d’une salade verte. On peut même la couper en bouchées et piquer chaque morceau d’un cure-dents pour l’offrir à l’apéritif!

Accompagnée d’un vin blanc sec qui révèle des notes d’agrumes, comme le Kim Crawford 2011, Marlborough, un Sauvignon blanc originaire de la Nouvelle-Zélande, cette tarte s’avérera un bonheur que vous aimerez partager avec vos convives. Ce vin porte le numéro 10327701 à la SAQ.







 La pâte sablée avant sa cuisson.




Tarte sablée au parmesan et poivrons doux grillés
4 portions en plat principal, 6 portions en entrée, de multiples bouchées pour l’apéro

Pâte à tarte sablée au parmesan :
250 g de farine
50 g de parmesan fraîchement râpé
3 bonnes pincées de piment d’Espelette
125 g de beurre demi-sel
1 œuf

Préparer la pâte en mélangeant la farine, le parmesan, le piment d’Espelette et le beurre plutôt froid coupé en dés. Sabler avec les doigts ou à l’aide de deux couteaux en coupant le beurre dans la pâte. Incorporer l’œuf entier, rassembler en boule avec les doigts. Façonner un rectangle épais à partir de la boule et laisser reposer 1 heure au frais dans du film alimentaire.

Étaler la pâte posée sur une feuille de papier parchemin en rectangle (la mienne mesurait 23 x 26 cm), égaliser les bords au couteau, mettre la feuille avec la pâte sur une plaque à four et cuire 15 à 20 minutes à four préchauffé à 350 degrés F (180 degrés C) pour la faire légèrement dorer. Après sa cuisson, la pâte a la consistance voulue, c’est-à-dire qu’elle n’est pas trop dure. Elle est certes un peu difficile à étaler, mais on y réussit  en appuyant très fortement sur le rouleau à pâte en roulant.

Lorsque la pâte est cuite et refroidie, la laisser sur la plaque et la conserver à la température ambiante en prenant soin de la protéger d’un film alimentaire pas trop hermétique ou d’un linge.

Préparation des poivrons :
2 gros ou 3 moyens poivrons rouges
2 gros ou 3 moyens poivrons jaunes
filet d’huile d’olive
sel

Allumer le grill du four (Broil à HI) et faire noircir les poivrons entiers disposés sur une plaque en les retournant de temps en temps. Quand ils sont noircis sur toutes leurs faces (il ne faut quand même pas les cramer J), les déposer avec des pinces ou un grosse fourchette dans un gros saladier. Recouvrir immédiatement d’une pellicule de plastique bien hermétique et laisser tiédir une demi-heure à une heure. Sortir les poivrons et procéder à leur épluchage. Couper ensuite les poivrons en deux, retirer les graines et la membrane et poursuivre l’épluchage des poivrons avec un éplucheur à tomates, si la peau ne s’est pas enlevée facilement en tirant dessus. Tailler les poivrons au goût, en languettes, ou selon d’autres formes géométriques.

Déposer les morceaux de poivrons grillés dans une assiette. Arroser d’un filet d’huile d’olive. Saler légèrement. Recouvrir les poivrons d’une pellicule plastique et réfrigérer.

 Appareil au fromage :
150 g de ricotta
100 g de chèvre frais (j’ai utilisé le Chèvre des Alpes de Damafro)
piment d’Espelette au goût
½ à 1 c. à thé de zeste de citron (au goût)
filet d'huile d'olive
sel

Sortir les fromages du frigo et déposer les quantités nécessaires dans un petit bol. Ajouter du piment d’Espelette et le zeste de citron. Arroser le tout d’un filet d’huile d’olive. Avec une fourchette, bien mélanger l’appareil. Saler au goût.

Montage :
pâte sablée
appareil au fromage
poivrons grillés
1 c. à soupe ou plus (au goût) de câpres dans le vinaigre, rincées et égouttées
noix de pin au goût
basilic frais haché au goût
filet d’huile d’olive si désiré

Déposer la pâte sablée cuite sur une planche à découper en tirant délicatement sur le papier parchemin. Étendre l’appareil au fromage jusque près des bords de la pâte. Déposer les poivrons et tous les autres ingrédients restants. Tailler et servir.

Merci Choupette!

samedi 15 septembre 2012

Tarte aux légumes d'été


Lorsque je cuisine avec une de mes petites-filles, c'est un vrai plaisir. Très habile de ses mains et plutôt perfectionniste, ma petite chouette aime s'appliquer quand elle réalise quelque chose, que ce soit du bricolage ou de la cuisine.

J'aime cuisiner avec elle, parce qu'elle commence à s'intéresser vraiment à la chose et est maintenant capable de retenir les petits enseignements que je lui prodigue.

L'idée d'une tarte d'été s'est avérée un bon choix, car c'est un peu comme si on dessinait avec des ingrédients colorés. Il s'agissait de bien disposer les choses et c'est ce qu'elle a fait en plaçant les légumes avec ses jolis petits doigts. Elle a bien aimé aussi rouler la pâte et régler la minuterie de la cuisinière. Petit train va loin!

Voici ma petite-fille qui regarde SA tarte aux légumes avec fierté. Elle repartira chez elle avec une bonne partie de sa réalisation et dira à sa maman qui l'accueillera à son retour : «C'est moi qui vous nourris, ce soir!»


Ce genre de tarte peut se réaliser en deux temps, trois mouvements, avec une reste de légumes cuits la veille sur le BBQ. 

Tarte aux légumes d'été
4 portions
1/2 paquet de 397 g de pâte feuilletée surgelée du commerce, dégelée et refroidie
1 (ou 2) épis de maïs cuit ou même cru s'il est frais et tendre (pour vérifier sa tendreté, il  faut y goûter cru)
1 courgette de grosseur moyenne tranchée à la mandoline en tranches minces
200 g de tomates cerise
1 à 2 c. à soupe d'huile d'olive
sel et poivre du moulin
1/4 tasse (60 g) de pâte de tomates (ici on ne parle pas de concentré en tube, mais de pâte qu'on retrouve en conserve)
1/4 tasse (63 ml) de bouillon de poulet
160 g de mozzarella fraîche
pesto maison ou du commerce

Préchauffer le four à 425 degrés F (220 degrés C). 

Abaisser la pâte feuilletée sur un plan enfariné et former un rectangle aux alentours de 35 cm x 25 cm, ou moins, c'est correct aussi. Déposer le rectangle de pâte sur une plaque recouverte de papier parchemin et plier les côtés de celle-ci sur 1 cm afin de créer une petite croûte tout le tour de la pâte. Piquer la pâte partout avec une fourchette : cela va l'empêcher de trop lever en la cuisant à blanc à 425 degrés F (220 degrés C) 7 à 10 minutes jusqu'à ce que le centre soit cuit. Si durant la cuisson, la pâte lève trop, ne pas se gêner pour piquer de nouveau où de petites collines se forment et l'aplatir à la spatule, s'il y a lieu, à la sortie du four. Réserver.

Entre-temps, emballer le maïs dans de la pellicule plastique ou du papier ciré et cuire 2 minutes au micro-ondes à chaleur maximale. Si votre maïs est très tendre, il n'est pas nécessaire de le précuire. Lorsque le maïs est tiédi, recueillir les grains au moyen d'un couteau en coupant tout le long de l'épi. Réserver.

Déposer les tranches de courgettes et les tomates cerises sur une plaque ou dans un grand plat allant au four. Avec la pointe d'un petit couteau, piquer une seule fois chaque tomate. Avec un pinceau, enduire les courgettes et les tomates avec un peu d'huile d'olive, saler et poivrer. Cuire à 425 degrés F (220 degrés C) de 5 à 7 minutes ou jusqu'à ce que les légumes soient tendres. Retourner les légumes 1 fois durant la cuisson. Lorsqu'ils sont cuits, transférer les légumes dans une assiette et garder au chaud.

Montage
Dans un petit bol, déposer la pâte de tomates. Verser le bouillon de poulet et bien mélanger à l'aide d'une fourchette. Saler et poivrer. Étendre cette sauce sur la pâte feuilletée mi-cuite.

Sur la pâte, déposer le fromage, les légumes et le pesto comme sur la photo.

Cuire au four environ 10 minutes (toujours à 425 (220)) jusqu'à ce que le fromage soit fondu et que la pâte feuilletée soit légèrement dorée. Servir.

Inspirée d'une recette issue du magazine américain Better Homes and Gardens, August 2012.