jeudi 29 janvier 2015

Potage gratiné à la courge Butternut et à l'oignon grillé


J’adore les courges et particulièrement la courge Butternut qui offre une texture très agréable en bouche surtout dans un potage. Son goût particulier s’harmonise de façon merveilleuse au fromage et à l’oignon, ce qui en fait une alternative délicieuse à la soupe gratinée à l’oignon traditionnelle.

Concocté dans un bouillon de volaille aromatisé au sept-épices libanais, mon mélange d’épices fétiche, ce potage gratiné plaira à toute la famille.




Dans ma cuisine, j'emploie deux marques de sept-épices libanais, celui de Philippe De Vienne et celui de la marque Cedar qui est déjà moulu et qui est en vente chez Adonis. Quand j'ai besoin d'un sept-épices au goût parfait, je sors mon mortier et je mouds celui de De Vienne. Pour un bouillon de poulet, j'utilise souvent le Cedar qui fait le travail, comme on dit! 



Courge Butternut, carotte et poireau sont les trois légumes qui entrent dans le potage en plus de quelques tranches d'oignon jaune qui seront grillées et cuites à part dans un poêlon pendant que le potage cuit. Ce n'est qu'au dressage que les tranches d'oignon seront ajoutées dans chaque bol individuel avant que le tout soit gratiné au four.


Dans le bol, entre 10h et midi, on remarque une touche de crème 15%. Pour ce qui est du fromage mozzarella, il a été déposé sur un morceau de pain préalablement grillé. Pour griller du pain, il suffit de le badigeonner d'un peu d'huile d'olive et de l'enfourner à broil (salamandre), quelques secondes ou quelques minutes, tout dépend de la localisation de votre grille dans le four.


Potage gratiné à la courge Butternut et à l'oignon grillé
6 à 8 portions
Pour le bouillon de poulet :
carcasse de poulet ou 1 poitrine de poulet avec peau ou 1 grosse cuisse de poulet avec peau
10 tasses d'eau (2,5 litres)
1 c. à thé de sept-épices libanais
2 feuilles de laurier
2 pincées de thym séché
1 oignon pelé, coupé en quatre
sel (bien saler) et poivre noir du moulin

Pour le potage :
1 1/2 c. à soupe d'huile d'olive
1 courge Butternut moyenne-grosse (vous aurez besoin de 700 g de chair en cubes. Peler la courge d'abord)
1 grosse carotte hachée
1 poireau de grosseur moyenne tranché, la partie blanche seulement
8 tasses (2 litres) de bouillon de poulet
1/2 c. à thé de sel d'ail
sel et poivre s'il y a lieu

Pour le dressage, juste avant d'enfourner :
quelques oignons jaunes moyens, tranchés et cuits à la poêle dans l'huile d'olive ou le beurre (prévoir 3 tranches d'oignon par personne)
pain grillé
crème 15% (facultatif)
fromage pour gratiner comme la mozzarella, le cheddar, le gruyère, le comté, etc., coupé en fines tranches ou râpé)

Le bouillon :
Dans un gros chaudron, déposer le poulet et verser l'eau dessus. Porter à ébullition en surveillant. Écumer le bouillon s'il y a lieu avec une cuillère à trous.

Baisser le feu à moyen et ajouter le reste des ingrédients. Couvrir et laisser mijoter 1 heure à feu moyen-doux.

Passer le bouillon au chinois. Réserver. Conserver la viande pour réaliser sandwiches ou salades.

Le bouillon peut être fait la veille ou l'avant-veille. En le réfrigérant, le gras du bouillon remontera à la surface et figera. Quand sera venu le moment de faire le potage, il suffira d'enlever cette couche de gras et de la jeter. Je laisse toujours un petit peu de gras, parce que le gras est porteur de goût.

Le potage :
Dans une grande casserole, chauffer l'huile d'olive et faire revenir les cubes de courge 2 minutes à feu maximum. Ajouter les carottes et cuire aussi 2 minutes. Incorporer le poireau et faire revenir une minute. Verser le bouillon de poulet et amener à ébullition. Couvrir la casserole presque entièrement et laisser mijoter 25 minutes à feu moyen-doux ou jusqu'à ce que les légumes soient très tendres.

Laisser tiédir et mixer au pied mélangeur. Ajouter 1/2 c. à thé de sel d'ail.

Pendant que le potage cuit, faire revenir des tranches d'oignons dans l'huile d'olive ou le beurre, à feu moyen, 5 à 10 minutes. Les tranches doivent être assez épaisses. Ne pas les défaire, en les cuisant, ainsi elles seront plus faciles à déposer dans chaque bol avec une spatule. À mi-cuisson les retourner, comme si on retournait une galette. Les tranches d'oignon sont cuites lorsqu'elles sont tendres sans être défaites. Réserver.

Le dressage avant d'enfourner. Dans chaque bol individuel :
Verser le potage bouillant.

Déposer 3 tranches d'oignon rôties.

Déposer un morceau de pain grillé.

Verser un peu de crème (facultatif).

Recouvrir entièrement de fromage, plus que sur les photos, parce que le fromage c'est bon et nourrissant.

Enfourner à broil (salamandre) le temps nécessaire pour que le fromage fonde et dore un peu. Rester à côté du four et surveiller parce que cela peut se faire très rapidement. Servir.

dimanche 25 janvier 2015

Baba ganoush facile, facile


Envie folle de manger du baba ganoush!

Pas envie pantoute (lire ici du tout) de jouer avec le feu, c'est-à-dire de faire griller mon aubergine!

Et voilà que me vient l'idée d'aller consulter un livre de cuisine libanaise que j'adore : La cuisine libanaise de Salma Hage.

Je suis sûre que cette chef extraordinaire doit proposer un très bon baba ganoush et oh! miracle! elle ne fait pas griller son aubergine. Elle la fait cuire au four tout simplement à 400 degrés F (200 degrés C), sans papier d'alu, comme ça, à découvert, sans même la recouvrir d'huile, pendant une heure. Pas d'aubergine à retourner en cours de cuisson, rien! C'est presque trop beau! Je décide néanmoins de mettre un petit peu d'huile d'olive dans le fond de mon plat avant de l'enfourner.

Pendant la cuisson, aucune odeur d'aubergine ne flotte dans l'air, en fait ça ne sent rien dans la cuisine. C'est à l'intérieur du légume que ça se passe : les molécules doivent s'agiter en diable!

Après une heure de cuisson, je la retire du four et la pique avec une brochette de bois pour constater qu'elle est tendre comme elle doit l'être. Au moment même, de la vapeur s'échappe de l'orifice et l'aubergine se dégonfle comme un ballon. Comme je sais que l'aubergine peut avoir tendance à s'oxyder si elle est contact avec l'air, je pose un tout petit morceau de papier film sur l'orifice pour faire écran, et je l'oublie deux heures dans son plat de cuisson sur le comptoir.

Maintenant il n'y a plus qu'à broyer mon ail au mortier avec un peu de sel. J'y ajoute du tahini et du jus du citron et j'incorpore ce mélange à la chair de l'aubergine que j'ai débarrassée très facilement de sa peau. Avant de rejoindre le tahini, la chair molle à souhait s'est laissée défaire et écraser à la fourchette

Facile, tellement facile et absolument délicieux!

Chose à retenir : l'aubergine cuite n'aime pas l'air, comme on le mentionnait plus haut, et n'aime pas le fer non plus, d'où l'importance d'employer des ustensiles en acier inoxydable et des plats allant au four en verre, en céramique ou en acier inoxydable.


Une belle grosse aubergine de 20 cm a été déposée dans un plat de céramique allant au four. Nul besoin de la couvrir ou de la huiler. Elle cuira pendant 1 heure à 400 degrés F (200 degrés C) sans qu'on ait à la retourner. La cuisson ne se fait donc pas à broil (salamandre), mais  dans un four chaud tout simplement.


Voici à quoi ressemble l'aubergine après avoir été piquée avec une brochette de bois après 1 heure de cuisson. Vérification faite, la cuisson est complétée, car la chair est tendre comme il le faut.  


Avant d'enlever la peau de l'aubergine refroidie, il faut préparer au mortier la mixture d'ail, de tahini et de jus de citron.




Baba ganoush facile, facile
4 portions
1 grosse aubergine de 20 cm de long
1 petite gousse d'ail dégermée, broyée au mortier
1 pincée de sel
1 c. à soupe de tahini
2 c. à thé de jus de citron
sel et poivre du moulin
1 branche de persil, de coriandre ou de cresson (photo) en décoration

Préchauffer le four à 400 degrés F (200 degrés C). Huiler légèrement le fond d'un plat de céramique ou de verre et y déposer l'aubergine. Enfourner et cuire, à découvert, pendant 1 heure.

Vérifier la tendreté de l'aubergine avec une brochette de bois. Si cette dernière s'insère très facilement à travers le légume, c'est que l'aubergine est cuite. Laisser refroidir complètement l'aubergine à l'air libre pendant plus ou moins 2 heures dans son plat de cuisson après avoir pris soin de couvrir le trou laissé par la brochette avec un petit morceau de film alimentaire.

Dans un mortier, écraser l'ail avec une pincée de sel. Ajouter le tahini et le jus de citron. Mélanger.

Enlever la peau de l'aubergine et la jeter. Écraser la chair avec une fourchette en acier inoxydable ou une cuillère en bois. Incorporer la chair au mélange de tahini et bien mélanger à la fourchette. Saler et poivrer. Recouvrir le bol de service d'un film alimentaire. Pour préserver la couleur du baba ganoush, coller le film sur la préparation. Réfrigérer 1 heure avant de servir accompagné de pains pita, de pain baguette ou de biscottes.

lundi 19 janvier 2015

Tempeh sauté avec choux de Bruxelles, pois mange-tout sucrés et fèves germées (pousses de soja)


Varier son alimentation est probablement la meilleure manière de rester en santé. C'est aussi une façon d'assurer sa propre sécurité alimentaire. Comme on n'est jamais vraiment sûr de la parfaite qualité des aliments que l'on mange, vaut mieux opter pour la variété, non seulement des produits, mais aussi des marques. Par exemple, je change souvent de marque d'oeufs, parce que j'en mange un par jour. Le seul produit de base auquel je suis parfaitement fidèle est le lait. J'achète toujours le même parce que j'aime le contenant qui représente une scène champêtre et ça depuis des décennies!!! Personne n'est à une contradiction près ;)

Dans cet esprit de vouloir varier mes sources de protéines, j'ai découvert le tempeh. Si vous aimez la soupe au miso ou la bière, tout comme moi vous apprécierez le tempeh. À la différence du tofu qui est aussi issu du soja, le tempeh est fermenté. Pour avoir goûté au tofu comme à peu près tout le monde, je crois que je préfère le tempeh. La texture m'apparaît plus agréable en bouche, parce qu'on perçoit la graine de soja. Pour en connaître plus long sur cet aliment, cliquer ici.

Le tempeh, ça vous intéresse? On peut s'en procurer dans les magasins d'aliments naturels.


Comme je cuisinais le tempeh pour la première fois, j'ai décidé de l'acheter déjà mariné. Ce choix s'est avéré judicieux et délicieux!
Présenté sous forme de languettes de 12 cm x 2 cm, je n'ai eu qu'à les faire revenir dans un poêlon à feu très vif avant de les garder au chaud en attendant que mon sauté de légumes soit prêt. Sur cette photo, le tempeh est grillé.


Voici la marque de tempeh que j'ai achetée chez Avril.


Des tomates cerise ont été ajoutées crues dans les dernières secondes de cuisson. Étonnamment, le goût de la tomate s'harmonise très bien au plat. En Amérique, les tomates sont toujours absentes dans ce type de sautés. Par contre, en France, il m'est arrivé de manger des plats asiatiques dans lesquels on avait déposé des morceaux de tomates en fin de cuisson. Croyez-moi, c'est délicieux!


Tempeh sauté avec choux de Bruxelles, pois mange-tout sucrés et fèves germées (pousses de soja)
2 petites portions ou une grosse portion
1/2 + 1/2 c. à soupe d'huile végétale neutre
6 languettes de tampeh marinées au sésame et à l'ail (le tempeh s'achète déjà mariné)
8 à 10 choux de Bruxelles selon leur grosseur, débarrassés de leur première feuille et tranchés en 2 ou en 3
10 pois mange-tout sucrés (sugar snap)
400 g de fèves germées (pousses de soja)
3 c. à soupe de sauce de haricots noirs (ne pas confondre avec la pâte de haricots noirs)
5 ou 6 tomates cerise coupées en 2

Dans un poêlon, verser 1/2 c. à soupe d'huile et faire revenir les languettes de tempeh après avoir pris soin de les essuyer avec un essuie-tout pour les assécher. Les cuire environ deux minutes à feu vif d'un côté et une minute de l'autre. Réserver au chaud dans un four à 170 degrés F (77 degrés C).

Dans un wok, verser 1/2 c. à soupe d'huile et faire revenir à feu assez vif les tranches de choux de Bruxelles environ 1 minute.

 Ajouter les pois mange-tout et cuire 2 minutes.

Incorporer les fèves germées  (pousses de soja) et verser la sauce de haricots noirs. Bien mélanger. Couvrir et après 2 ou 3 minutes vérifier la cuisson des fèves germées. Elles sont cuites lorsqu'elles sont encore un peu croquantes. Si tel n'est pas le cas, brasser de nouveau et poursuivre la cuisson encore 30 secondes ou 1 minute.

Ajouter les tomates au wok. Déposer la préparation dans des bols individuels.

Sortir le tempeh du four, le découper en diagonale et le répartir selon le nombre de convives. Servir.


jeudi 8 janvier 2015

Soupe aux légumes réalisée au Spiralizer


À toutes mes copinautes et amies françaises, mes plus sincères condoléances. Je suis de tout cœur avec vous. Je vous souhaite toute la créativité et le courage nécessaires pour la suite des choses.

Lou
***

Ah! Les maudites calories : celles qui font qu’on n’habille plus bien, qu’on a de la graisse sous le menton et un peu plus qu’on aimerait sur les pommettes. Ce qu’on les haït ces calories de malheur! Pourtant, on devrait les aimer. Ce sont elles qui nous protègent des maladies, qui font qu’on a une réserve contre les coups durs; elles nous tiennent en santé les vilaines, voilà pourquoi il faut les apprécier, mais pas trop… Alors quand on en a en surplus, on veut à tout prix s’en débarrasser, mais doucement, un peu à leur insu, sinon elles reviennent au grand galop.

Voilà pourquoi exit de mon armoire toutes ces pâtes que j’affectionne particulièrement, les longues surtout. Au Revoir linguine, spaghetti, vermicelle et capellini. Place aux spaghetti de courgettes, de céleri-rave, de carottes, de rutabaga, de courge, de concombre, de tiges de brocoli, de pomme de terre (!) et de pommes. J’en remplirai mes assiettes sans culpabilité et à l’occasion j’y ajouterai une petite poignée de belles pâtes longues de semoule de blé dur, histoire de me faire plaisir et d’envoyer à mon cerveau ces glucides dont il a besoin pour fonctionner.

L’appareil que j'ai acheté récemment et qui m’aidera à accomplir ce projet se nomme Spiralizer. Voici ce à quoi il ressemble :

Source : cuisinerie Williams-Sonoma. 

Dans sa nouvelle version, depuis l’automne dernier, il a maintenant 4 lames, dont 3 surtout qui imitent les pâtes longues. La plus petite s’utilise pour les salades et en décoration : elle rappelle les capellini. La moyenne est parfaite pour imiter les spaghetti et la plus grosse sert à fabriquer des soupes comme celle que je vous présente aujourd’hui. La quatrième lame permet de réaliser des fettucine en leur donnant une petite allure froufroutante.

Et histoire de vous inspirer encore plus, voici le lien de mon Pinterest. Mon tableau Spiralizer (voir parmi les derniers tableaux) regorge de propositions  de recettes glanées ici et là, surtout chez les copinautes américaines, qui exploitent à merveille cette belle petite machine! Pour une démonstration de l'appareil à 4 lames, voir ici une vidéo

Évidemment quand on a une mandoline classique, on peut se faire des spaghettis végétaux, mais avec la machine Spiralizer on réalise des pâtes longues tellement jumelles de celles qui nous font prendre du poids qu'on se dit qu'enfin on aura le même feeling agréable en bouche sans les calories apportées par les spaghetti traditionnels.

À vos Spiralizer, donc! Vous m’en donnerez des nouvelles. 

J'oubliais! Les enfants, à partir de 7 ans, adorent utiliser cet appareil. J'ai tenté l'expérience.Voilà une belle occasion de leur apprendre à faire de la soupe, une préparation de base que tous devraient connaître!

C’est hier que mon blog fêtait son cinquième anniversaire.

Bien que je publie moins souvent, je continue à m’intéresser tout autant à la cuisine. Presque tous les jours, je regarde le travail des copinautes et je m’en régale. Mon intérêt pour la gastronomie ne démord pas et je me dis qu’à chaque fois que je laisse ma trace sur la toile, je le fais en pensant que moi aussi j’apporte un petit quelque chose à l’art culinaire en vous proposant, chers lecteurs, des plats qui je l’espère vous plaisent! Merci pour votre fidélité.
Lou




La grosse lame est idéale pour les soupes. Pour les spaghettis, la moyenne est préférable.

Ici, c'est encore la grosse lame qui est utilisée.

Tous ces légumes taillés avec la grosse lame sont entrés dans la soupe que je vous propose aujourd'hui. Tous les légumes ont été préalablement pelés à l'économe sauf les courgettes.


Avec une paire de ciseaux ou avec les doigts, on coupe les spirales de légumes à la dimension voulue.




Quand les légumes ont été saisis dans un peu d'huile d'olive, on verse dans la casserole du bouillon de volaille ou du bouillon de légumes à hauteur des légumes + 2 cm. On ne se casse pas la tête à mesurer le liquide, comme on ne s'est pas cassé la tête pour peser les légumes. On improvise!




Soupe aux légumes réalisée au Spiraliser
1 à 2 c. à soupe d'huile d'olive
légumes variés (voir les photos)
bouillon de poulet ou bouillon de légumes
1/2 grosse boîte de tomates en dés (ce qui donne 400 ml) ou 265 ml de tomates en purée ou une conserve de tomates de 400 g 
une grosse pincée de sucre (si les tomates sont acides) (facultatif)
sel et poivre du moulin
une pincée de clou de girofle moulu (si on en met très peu, c'est délicieux!)
fromage Parmigiano Reggiano

Chauffer l'huile et y faire revenir les nouilles de légumes à feu moyen-fort en commençant par le plus dur selon l'ordre suivant : carottes, tiges de brocoli, rutabaga, courge et courgettes. Sauter les carottes 2 minutes. Ajouter aux carottes les tiges de brocoli et cuire 2 minutes, ainsi de suite jusqu'à épuisement des légumes, en prenant soin de brasser entre les additions.

Verser le bouillon comme il est indiqué plus haut en bas de vignette d'une des photos. Ajouter les tomates et le sucre s'il y a lieu. Saler, poivrer et parfumer avec la pincée de clou de girofle. Porter à ébullition.

Baisser le feu à moyen-doux et laisser mijoter environ 25 minutes, à couvert, en prenant soin de laisser une petite ouverture ce qui permettra de préserver la couleur des légumes et qui adoucira le goût du rutabaga. La soupe est prête lorsque les légumes sont cuits tout en conservant un léger croquant.

Servir nature ou avec un peu de fromage râpé.

dimanche 4 janvier 2015

Pâtes à la sauce marinara aux champignons


Petite, j’adorais quand ma grand-mère m’amenait manger chez Da Giovanni, mon restaurant favori de l’époque. Ce restaurant, situé sur la rue Sainte-Catherine à Montréal, était un lieu de gourmandise suprême pour moi. J’y choisissais toujours le spaghetti à la sauce aux tomates et aux champignons. Je raffolais de ce plat et cela faisait plaisir à ma grand-mère de me voir me contenter ainsi, elle qui pour moi devait renoncer à aller se régaler au Sélect, un restaurant où elle affectionnait particulièrement un plat qui j’avoue ne m’inspirait pas beaucoup : la cervelle de veau. Mais je me disais que cela ne devait pas être si pire que ça de la cer-vel-le de veau puisque ma grand-maman en mangeait. Puis un jour je me suis mise à grandir, donc en mesure de comprendre qu'elle ne pouvait pas toujours faire mes quatre volontés. C’est ainsi que ma grand-mère et moi, on se mit à aller un peu plus souvent au Sélect et un peu moins chez Da Giovanni. Et vint le moment où je cessai complètement de fréquenter mon restaurant préféré parce que j’étais rendue une adolescente et que je n’allais plus passer mes week-ends chez ma grand-maman adorée.

Cette recette de sauce aux tomates et aux champignons issue du blog Natasha’s Kitchenm’a entraînée 50 ans en arrière, assise chez Da Giovanni devant ma grand-mère, à l’époque où au Québec on tournait les pâtes dans une cuillère à soupe avant de les porter à sa bouche.

Bonne Année 2015! Je vous la souhaite très créative et très gourmande!




La sauce marinara en cours de cuisson.



Pâtes à la sauce marinara aux champignons
4 à 6 portions
1/3  tasse (85 ml) d’huile d’olive
2 oignons jaunes assez gros, hachés finement
6 gousses d’ail, hachées finement
6 tomates moyennes, coupées en dés (j’ai mis 5 tomates et je les ai pelées avant de les hacher)
1 canne de 798 ml de tomates italiennes en dés (2 x 400 g de conserve de tomates)
1/2 c. à thé de sucre (facultatif)
1 tasse (250 ml) de vin rouge sec
1/2 c. à thé d’assaisonnement à l’italienne (ce mélange d’herbes séchées qu’on achète en petit pot tout prêt comprend de la marjolaine, du thym, du romarin, de la sarriette, de la sauge, de l’origan et du basilic)
1 c. à thé ou plus de sel (la préparation doit être suffisamment salée)
1/8 c. à thé de flocons de piments de Cayenne 
1/8 c. à thé de poivre noir du moulin
2 barquettes (en tout 450 g) de champignons de Paris ou de champignons café, rincés, épongés et tranchés en tranches pas trop minces
3/4 tasse à 1 tasse (185 à 250 ml) de basilic frais, haché grossièrement (j’ai mis un paquet du commerce ce qui équivaut à environ 3/4 tasse)

parmigiano reggiano râpé servi en accompagnement (un must, car cette sauce avec ce fromage est à se rouler par terre!)

Dans un grande cocotte, style Le Creuset, verser l'huile d'olive. Faire revenir les oignons, à feu moyen, pendant 5 minutes. Ajouter l'ail et poursuivre la cuisson 1 à 2 minutes. Veiller à ce que l'ail demeure translucide sans être doré.

Ajouter les tomates fraîches et les tomates en conserve et cuire, à découvert, à feu moyen-fort, pendant 15 minutes. Brasser à l'occasion. Si, à ce stade-ci, la préparation aux tomates s'avère trop acide, incorporer le sucre.

Ajouter tous les autres ingrédients restants (même les champignons crus) et laisser mijoter à feu moyen-doux, à découvert, entre 30 et 45 minutes ou jusqu'à la consistance désirée. Servir sur des pâtes al dente. Cette sauce peut aussi servir comme sauce à lasagne.

vendredi 19 décembre 2014

Pannacotta à la bisque de homard garnie de bâtonnets de pomme verte


C'est chez Choupette du blog Péché de gourmandise que j'ai emprunté cette recette de pannacotta salée absolument délicieuse. Je ne pouvais m'imaginer à quel point le goût des petits bâtonnets de pomme Granny Smith se marierait aussi bien à celui de la préparation parfumée au homard : c'est d'une fraîcheur exquise en bouche!

Comme la pannacotta est par définition assez riche puiqu'elle contient de la crème, au lieu de la servir en entrée sous forme de verrine, j'ai choisi de la présenter à l'apéro. À noter que la cuillère apéritive doit être accompagnée d'une petite cuillère pour chaque convive qui lui permettra de déguster facilement la pannacotta vu la tenue légèrement ferme de celle-ci attribuable à la gélatine qu'elle contient.

La recette de Choupette prévoit des feuilles de gélatine, alors qu'ici au Québec on trouve plus couramment la gélatine en sachet. Ricardo, sur son site de recettes, propose de faire ainsi la conversion:

«Un sachet de gélatine contient 7 g (12 à 13 ml/ 2 1/2 c. à thé) et une feuille de gélatine pèse 2 g. Quatre feuilles de gélatine équivalent donc à un sachet de gélatine en cristaux. En sachet ou en feuilles, la gélatine doit être gonflée dans de l'eau froide avant d'être utilisée. On la laisse ensuite se dissoudre en la plaçant au four à micro-ondes ou sur le feu avant de l'incorporer à la recette» (ce que je n'ai pas fait. Consulter le libellé de la présente recette pour connaître le mode de préparation).

Si vous désirez vous lancer dans la conversion feuilles de gélatine/sachet de gélatine, voici pour votre information les feuilles de gélatine que j'ai employées : feuilles de la marque Vahiné que j'ai achetées en France lors de mon dernier voyage. Chaque feuille pèse 1,88 g (un paquet de 9 feuilles pesant 17 g) et mesure 14 cm x 7 cm. Tel que proposé dans la recette, j'ai utilisé 3 feuilles et la tenue s'est avérée parfaite.










Pannacotta à la bisque de homard garnie de bâtonnets de pomme verte
20 à 25 cuillères
3 feuilles de gélatine
398 ml (400 g) de bisque de homard en conserve
200 ml de crème à cuisson épaisse 15%
150 ml d'eau
poivre noir du moulin et sel si nécessaire
1 pomme verte Granny Smith taillée en petits bâtonnets
1 boîte de crabe (pas mis)
quelques brins d'aneth frais en décoration

Ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau froide.

Mettre la bisque de homard avec la crème et l'eau dans une casserole, poivrer (au poivre noir) et porter à ébullition en remuant de temps en temps.

Hors du feu, ajouter les feuilles de gélatine égouttées (essorées avec les mains) et bien mélanger.

Verser la préparation dans les cuillères, recouvrir d'un film et mettre au frais au moins 3 h.

Couper la pomme verte en petits bâtonnets et juste avant de servir garnir les cuillères avec les bâtonnets de pomme et les brins d'aneth frais. Servir aussitôt.

Les cuillères peuvent être réalisées deux jours à l'avance.

Merci Choupette !

lundi 15 décembre 2014

Salade d'orge perlé, de courge Butternut, de pois chiches et de canneberges séchées


On apprécie l'orge dans les soupes au boeuf et au barley, comme on dit souvent ici au Québec, mais on connaît moins l'orge en salade! Cette céréale, assez longue à cuire, on parle d'une quarantaine de minutes, offre une sensation très agréable en bouche quand on prend soin, lors de la cuisson, de conserver au grain un léger croquant.

Ce que j'aime dans ma salade, c'est que les proportions des différents ingrédients sont établies de façon harmonieuse. Dans ce genre de salade, si on met trop de courges et de pois chiches, la texture sera moins agréable. En revanche, si on en met en quantité raisonnable et qu'on ajoute des amandes tranchées ou en bâtonnets, ainsi que des canneberges séchées, on apporte un léger croquant qui sera fort apprécié des convives.




La vinaigrette qui accompagne la salade est parfumée au curry.




Salade d'orge perlé, de courge Butternut, de pois chiches et de canneberges séchées
6 à 8 portions
1 tasse d'orge perlé cru (ce qui donne 600 g lorsque l'orge est cuit)
225 g de cubes (2 cm x 1 cm) crus de courge Butternut 
150 g de pois chiches égouttés et rincés provenant d'une conserve
20 à 25 canneberges séchées parfumées à la cerise (délicieux!) ou nature
5 c. à soupe de persil frais haché
25 g d'amandes tranchées (ou en bâtonnets)

Vinaigrette au curry :
2 c. à soupe de vinaigre de vin blanc
1 c. à soupe de jus de citron
1 1/2 c. à thé de de poudre de curry
1/2 c. à thé de moutarde de Dijon
1/2 c. à thé de miel
1/4 c. à thé de sel
85 ml d'huile neutre (huile de canola)

Rincer l'orge avant de le cuire à grande eau, casserole semi-couverte, environ 40 minutes ou jusqu'à ce que le grain soit cuit tout en conservant un léger al dente. Quand la cuisson est complétée, égoutter l'orge et le déposer dans une assiette pour qu'il refroidisse.

Entre-temps cuire à la vapeur les cubes de courges qui auront été préalablement taillés. Après 4 minutes de cuisson, commencer à surveiller et ajouter les minutes nécessaires pour parfaire la cuisson. Les cubes doivent être cuits sans être défaits; un léger al dente est souhaitable. Laisser refroidir les cubes de courge dans une assiette.

Dans un saladier, regrouper tous les ingrédients en commençant par l'orge, suivi des pois chiches des canneberges et du persil. Mélanger. Ajouter ensuite les cubes de courge et mélanger délicatement. 

Juste avant de servir, incorporer les amandes et verser la vinaigrette qui aura été réalisée au petit fouet en mélangeant tous les ingrédients proposés. Pour la réaliser, commencer par le vinaigre et terminer par l'huile. Il est préférable de ne pas verser toute la vinaigrette d'un coup. Ajuster la quantité au goût.

Ne pas oublier de rectifier l'assaisonnement, s'il y a lieu, avant le service.