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mardi 10 mars 2015

Veau aux carottes et aux olives à la provençale


Quand je suis allée en Provence en septembre dernier, j'avais cuisiné sur place un veau aux olives en m'inspirant des ingrédients qu'on retrouve dans la cuisine provençale.

J'ai refait ma recette telle que réalisée en Provence et elle s'est avérée encore une fois délicieuse. Goûteuse et réconfortante (on est encore loin du vrai printemps), elle est accompagnée ici d'un écrasé de pommes de terre.





Veau aux carottes et aux olives à la provençale
2 à 3 portions
1½ c. à soupe + 1 c. à soupe d'huile d'olive
500-550 g de veau de lait en cubes pour ragoût, séchés avec des essuie-tout
50 g de pancetta hachée en petits cubes
3 filets d'anchois conservés dans l'huile, rincés et asséchés, coupés en petits morceaux
2 grosses échalotes sèches hachées
1 gousse d'ail hachée
500 ml de bouillon de poulet (initialement j'avais inscrit, par erreur, 250 ml)
2 feuilles de laurier
4 branches de thym frais
1/8 c. à thé de feuilles de sarriette séchées (ne pas prendre la sarriette en poudre)
454 g de carottes nantaises (choisir les carottes qui ont un gros diamètre), épluchées et coupées en 2
10 grosses olives vertes dénoyautées conservées dans l'huile, coupées en 2
poivre du moulin (ne pas saler la préparation qui l'est déjà suffisamment avec la pancetta, les anchois et les olives)
3 à 4 pommes de terre, pelées, cuites et écrasées à la fourchette sans ajout de beurre ou de lait

Dans une cocotte, style Le Creuset, verser 1½ c. à soupe d'huile d'olive. À feu assez vif, faire revenir la moitié des cubes de veau sur deux faces. Réserver dans une assiette et faire revenir l'autre moitié de cubes de veau dans 1 c. à soupe d'huile d'olive qui aura été versée dans la cocotte. Réserver.

Dans la cocotte débarrassée du veau, ajouter la pancetta hachée et les filets d'anchois coupés en petits morceaux. Faire dorer légèrement la pancetta. Ajouter les échalotes et brasser. Cuire deux minutes pour que les parfums se mêlent. Ajouter l'ail et cuire 30 secondes.

Remettre le veau dans la cocotte et verser le bouillon de poulet. Incorporez les fines herbes. Couvrir et laisser mijoter sur la cuisinière à feu doux pendant 1 heure. Brassez une fois ou deux durant cette heure.

Ajouter les gros morceaux de carottes et les olives. Poivrer. Couvrir de nouveau et laisser cuire 30 minutes supplémentaires. Après 30 minutes, si le veau est tendre (ce qui s'est avéré dans mon cas), le plat est prêt. Mais il se peut qu'à ce stade-ci, après une heure et demie de cuisson, le veau n'ait pas encore atteint sa parfaite tendreté. Si tel est le cas, poursuivre la cuisson une autre demi-heure.

Servir avec un écrasé de pommes de terre (j'ai employé des PDT jaunes, mes préférées).

lundi 2 décembre 2013

Boulettes à l'agneau et au boeuf en sauce au garam masala


Zut! aucune herbe fraîche à la maison! Et cette recette de Choupette qui me tente terriblement. Qu’à cela ne tienne, la menthe séchée remplacera la menthe fraîche et la coriandre en feuilles brillera par son absence pour donner toute la place au garam masala de Philippe de Vienne.

Et laissez-moi vous dire qu’il a du chien ce garam masala une fois combiné au piment de Cayenne en poudre! Le mélange a embaumé complètement la maison, même jusqu’au lendemain, et quel mordant : genre piquant de chez piquant. Voilà pourquoi il est bon de prévoir un riz basmati qui viendra apaiser le feu en permettant à nos papilles de savourer pleinement ce plat en sauce tout à fait délicieux.  Les carottes, coupées en biseaux, ont de leur côté apporté couleur et douceur à l’ensemble.

Cette recette est à refaire tout bientôt avec des herbes fraîches, cette fois-là!






Boulettes d’agneau et de bœuf en sauce au garam masala
4 portions
3 c. à s d'huile d’olive
1½ c. à soupe d'ail haché
1 ou 2 oignon(s) râpé(s) ou haché(s) finement au robot afin d’obtenir 200 g d’oignon râpé
1½ c.  à soupe de garam masala
½ c. à thé de piment de Cayenne (facultatif, car apporte du piquant)
400 g de tomates en boîte
1 c. à soupe de concentré de tomates (tube)
500 ml de bouillon de boeuf
270 ml de lait de coco
225 g d'agneau haché et 225 g de bœuf haché,  bien mélangés
1 grosse poignée de menthe ciselée + quelques feuilles pour la déco (j’ai mis 1/2 c. à thé de menthe séchée)
1 grosse poignée de coriandre ciselée + quelques feuilles pour décorer (pas mis)
1 oeuf légèrement battu
le jus d'un citron vert (pas mis)
riz basmati
6 à 8 carottes coupées en biseaux

Dans une grande sauteuse, faire brunir les oignons dans l'huile 5 minutes puis ajouter le garam masala, le piment de Cayenne (s’il y a lieu). Remuer 2 minutes. Ajouter l’ail et remuer 30 secondes. Prélever la moitié de ce mélange et le mettre à refroidir dans un grand bol.

Dans la sauteuse, ajouter au mélange restant les tomates avec leur jus et le concentré de tomates. Faire frémir la sauce 5 minutes puis ajouter le bouillon de bœuf et le lait de coco. Porter à ébullition, saler, vérifier l'assaisonnement et retirer du feu. Couvrir et réserver.

Dans le grand bol, à la préparation aux oignons ajouter le mélange bœuf-agneau, la menthe sèche,
les herbes ciselées (s’il y a lieu) et l'oeuf. Saler et bien mélanger. Façonner des boulettes de la taille d'une noix. Couvrir et mettre au frigo 30 minutes pour raffermir les boulettes si nécessaire.

Réchauffer la sauce jusqu'à l'ébullition et ajouter les boulettes. Laisser cuire 1 heure à feu doux, à découvert, en remuant de temps en temps.  Avant de servir, ajouter le jus de citron vert (s’il y a lieu). Décorer d'herbes entières et accompagner de riz basmati et de carottes cuites à la vapeur. Servir dans une assiette creuse.

Merci Choupette!

mardi 22 octobre 2013

Boeuf à la salsa verde et aux légumes d'automne


Avec la salsa verde que j’ai réalisée l’autre jour, j’ai eu envie de concocter un plat d’automne d’inspiration mexicaine. La salsa verde est bien présente dans la cuisine du Mexique : on la retrouve souvent  incorporée aux plats de viande pour leur donner du goût et du piquant.

Nul besoin de réaliser une salsa verde maison pour cuisiner le ragoût que je vous propose aujourd’hui. Elle s’achète en pot, mais demeure difficile à trouver. Celle qui figure sur la photo provient du supermarché Loblaws, section des produits mexicains. À la différence de ma recette, la sauce de Loblaws n’est pas du tout amère, mais ouf! ce qu’elle est piquante, mais c’est bon comme ça! Elle diffère aussi de la mienne parce qu'elle est parfumée aux graines de coriandre plutôt qu'à la coriandre fraîche.

Si vous n’aimez pas manger piquant, remplacez la salsa verde par du bouillon de bœuf et aromatisez avec 1 à 2 cuillère(s) à thé de graines de coriandre broyées ou ½ tasse de coriandre fraîche.

Voilà, avec ce plat, une façon délicieuse de découvrir la salsa verde autrement qu'avec des nachos!


Si vous ne réalisez pas votre salse verde maison comme dans la recette que je propose ici, il est possible de l'acheter en épicerie. À noter cependant que la salsa verde en pot est difficile à trouver en supermarchés, contrairement aux autres salsas. Toutefois, chez Loblaws, on en trouve dans le rayon des produits mexicains.




Boeuf à la salsa verde et aux légumes d'automne
3 à 4 portions
600 g de boeuf à ragoût pas trop maigre
3 c. à soupe de farine
2 c. à soupe d'huile d'olive
1 poireau nettoyé et coupé en rondelles (la partie blanche seulement)
1/2 tasse (125 ml) de vin rouge
1 tasse (250 ml) de tomates fraîches, pelées, épépinées et hachées (recueillir 2 c. à soupe d'eau de végétation des tomates en les mondant)
3/4 à 1 c. à thé de graines de cumin broyées au mortier
1 tasse (250 ml) de salsa verde maison (ou 1/2 tasse (125 ml) en pot du commerce + 1/2 tasse (125 ml) de bouillon de boeuf; et pour aucun piquant, voir plus haut dans le texte introductif de ce billet)
5 grosses carottes, pelées et coupées en très gros morceaux diagonaux
4 à 5 gros morceaux de courge (environ 4 x 7 cm) (j'ai employé du potimarron en provenance du marché Jean-Talon ou autre courge au goût)
sel et poivre du moulin
haricots rouges nains en conserve, rincés et égouttés (quantité au goût : j'ai mis environ 1/2 conserve)
coriandre fraîche, pousse de cresson et ciboulette hachée en décoration

Avec des essuie-tout, éponger les cubes de boeuf. Dans une assiette, étendre la farine et rouler les cubes de boeuf dedans. Secouer les cubes enfarinés au-dessus de l'assiette et ensuite les faire revenir dans l'huile d'olive en une fois ou deux (selon la grandeur de la cocotte de style Le Creuset).

Quand les cubes sont grillés sur au moins deux faces, ajouter les poireaux et cuire 2 minutes.

Verser le vin rouge dans la cocotte pour déglacer et avec une cuillère de bois, bien brasser pour décoller les sucs collés au fond de la cocotte.

Ajouter les tomates, 2 c. à soupe de l'eau de tomates qui aura été recueillie, les graines de cumin broyées et la salsa verde (avec ou sans bouillon de boeuf, c'est selon). Porter le tout à ébullition.

Enfourner la cocotte couverte dans un four préchauffé à 300 degrés F (150 degrés C) et cuire pendant 1 heure.

Incorporer les carottes et les morceaux de courge et poursuivre la cuisson, toujours à couvert, pour une autre heure. Saler et poivrer.

Retirer la cocotte du four. Ajouter les haricots rouges et continuer la cuisson sur le rond, à feu moyen-vif jusqu'à ce que les haricots rouges soient réchauffés. Cela se fait très rapidement.

Servir seul ou avec des pâtes aux oeufs ou encore avec une purée de pomme de terre.

samedi 30 mars 2013

Boulettes de poisson épicées


Ces boulettes de poisson épicées sont une délicieuse façon de faire le vide congélo du poisson blanc qui y traîne peut-être depuis quelques mois.

C’est une recette de Choupette du blog Péché de gourmandise qui m’a inspiré ces boulettes que j’ai modifiées un peu. D’abord, involontairement, j’ai oublié d’incorporer l’œuf à la préparation de poisson, ce qui n’a pas nui à la recette, car les boulettes se tenaient très bien lors du façonnage et même après la cuisson. Ensuite, j’ai remplacé les 2 pincées de cumin par du masala indien. Enfin, j’ai suivi sa suggestion de doubler la recette de sauce aux tomates à la coriandre.

Histoire d’ajouter un peu de croquant au plat, j’ai préparé du pain grillé au four. Cela s’est avéré heureux, car ces boulettes de poisson n’ayant pas été saisies à la poêle, avant leur cuisson dans la sauce aux tomates, offrent une texture plutôt molle.

Résultats : un plat tout à fait délicieux, au goût parfait d’épices et accompagné d’une sauce aux tomates à la coriandre fraîche complètement divine.

Dernière heure : Ces boulettes se congèlent très bien. J'ai choisi de les servir, après décongélation, avec de la semoule de blé (couscous), et cela s'est avéré absolument délicieux. En résumé : riz ou semoule en accompagnement? Sans aucune hésitation : couscous. Et avec des courgettes grillées, c'est merveilleux!




Après avoir façonné les boulettes, il faut les enfariner avant de les faire cuire directement dans la sauce aux tomates, sans les avoir fait dorer préalablement à la poêle.


Les boulettes de poisson cuiront 10 minutes dans la sauce, 5 minutes d'un côté et 5 minutes de l'autre.




Boulettes de poisson épicées
Pour 21 boulettes
Pour la sauce aux tomates :
2 c. à soupe d'huile d'olive
1 oignon moyen haché
2 gousses d'ail hachées finement
1 boîte de tomates en dés de 796 ml ou 2 boîtes de pulpe de tomates de 400 g chacune
3 c. à soupe de concentré de tomates (employer celui en tube)
1 c. à thé de paprika
flocons de piment de Cayenne broyés (au goût)
sel

Pour les boulettes et les accompagnements :
600 g de lieu ou autre poisson blanc (j'ai employé du tilapia)
2 tranches de pain de mie trempée dans un peu d'eau tiède
jus de 1/2 citron
1 gousse d'ail hachée finement
1 oeuf
une pincée de cumin en poudre (j'ai incorporé à la place 2 c. à thé de Masala indien de la marque Club House. Attention, comme chaque masala est de force différente, ajouter graduellement celui que vous aurez choisi)
4 brins de coriandre dont les feuilles auront été retirées et hachées
4 brins de persil plat dont les feuilles auront été retirées et hachées
sel et poivre du moulin
une poignée de farine
une poignée de coriandre fraîche ficelée
riz basmati
pain baguette coupé en tranches diagonales
huile d'olive
fleur de sel

Dans un grand faitout genre Le Creuset, chauffer l'huile d'olive et cuire les oignons 3 à 4 minutes. Ajouter l'ail et cuire 30 secondes. Incorporer tous les autres ingrédients de la sauce soit les tomates, le concentré de tomates, le paprika les flocons de piments de Cayenne broyés et le sel. Amener à ébullition. Baisser le feu à doux et cuire, à couvert, 20 minutes. Brasser quelques fois durant la cuisson. Réserver.

Pendant que la sauce cuit, confectionner les boulettes. Essorer le poisson avec des essuie-tout. En deux fois, le hacher au robot en pulsant afin de conserver une certaine texture au poisson (une purée n'est pas souhaitable).

Déposer le poisson haché dans un grand saladier. Essorer avec les mains le pain de mie qui aura trempé 3 à 4 minutes dans l'eau tiède. Défaire le pain et l'incorporer au poisson. Ajouter le jus de citron, l'ail, l'oeuf, le cumin ou le masala, les feuilles de coriandre et de persil hachées, le sel et le poivre. Bien mélanger.

Façonner des boulettes de la taille d'une mandarine et les rouler dans la farine. Réserver.

Dans la sauce aux tomates bouillante, déposer les boulettes et le bouquet de coriandre fraîche ficelé. À couvert et à feu doux, cuire les boulettes 5 minutes d'un côté et les retourner délicatement pour poursuivre la cuisson encore 5 minutes. Après la cuisson, retirer la coriandre.

Servir avec du riz basmati (ou de la semoule) et des tranches de baguette enduites au pinceau, des deux côtés, d'huile d'olive, salées à la fleur de sel et enfournées à 400 degrés F (200 degrés C) pour 15 minutes.

Merci Choupette!

mardi 5 mars 2013

Cuisses de poulet, cuisson à l'écossaise ou «stoved chicken»


Le stoved chicken, le plat que je vous propose aujourd’hui, tire son origine du Royaume-Uni.  Banalement, ce plat se traduirait par «poulet au four», mais il faut avouer que cette traduction manque de précision relativement au type de cuisson employé.

Certains, après avoir lu la recette, pourraient proposer «poulet à l’étuvée (ou à l’étouffée)» comme traduction. Erreur : la cuisson à l’étuvée requiert peu de liquide, même si elle se fait à couvert, contrairement au stoved chichen qui lui exige une bonne quantité de bouillon de poulet. Est-ce un mijoté, alors? Je serais portée à croire que non puisque dans un mijoté, le bouillon de cuisson doit couvrir entièrement les ingrédients dans la cocotte.

Voilà  pourquoi mon ignorance en ce qui a trait à la traduction de stoved chicken a abouti au titre : Cuisses de poulet, cuisson à l’écossaise ou stoved chicken. Si vos connaissances culinaires vous permettent d’avoir de meilleures idées, s’il-vous-plaît, me les faire connaître.

C’est chez Hélène du blog Chez Becky & Liz que j’ai repéré cette fabuleuse recette qui s’est avérée vraiment délicieuse. Du poulet tendre, très tendre, comme on le déguste rarement, et aussi savoureusement parfumé.

Hélène est une cuisinière hors pair. En plus de proposer des recettes toujours exécutées avec brio, elle a choisi de faire connaître la cuisine du Royaume-Uni sur le Web, même si elle vit en France. Et elle y réussit merveilleusement bien. Sur son blog, elle nous enseigne non seulement comment cuisiner à l’anglaise, mais aussi elle prend la peine de relater l’histoire d’un mets à  partir de son terroir d’origine. Et ça, ça me plaît beaucoup, car j’aime l’histoire de la cuisine.

J’espère que ce plat aura autant de succès à votre table qu’il en a eu à la mienne!







Cuisses de poulet, cuisson à l’écossaise ou stoved chicken
3 à 4 portions
25 g de beurre
1 c. à soupe d’huile végétale
3 à 4 cuisses de poulet (selon la grosseur des cuisses)
2 tranches de bacon coupées en petits rectangles
900 g ou un peu plus si nécessaire de pommes de terre coupées en lamelles de 5mm à la mandoline (il faut mesurer l’épaisseur, car la bonne cuisson des pdt en dépend)
2 oignons pelés et coupés en rondelles
1 c. à soupe de thym ou d’estragon frais (j’ai employé de l’estragon frais et c’était délicieux, délicatement  parfumé)
1 feuille (ou 2, si elles sont petites) de laurier
600 ml de bouillon de poulet
sel et poivre du moulin

Dans un grand poêlon, faire fondre le beurre dans l’huile. Colorer les cuisses de poulet sur les deux faces. Retirer les cuisses du poêlon et réserver dans une assiette.

Baisser le feu à moyen et dans la même sauteuse, faire cuire les morceaux de bacon dans la graisse de cuisson du poulet.  Retirer les morceaux de bacon de la poêle et chinoiser la graisse contenue dans le fond de la poêle au-dessus d’un petit bol. Réserver cette graisse.

Au fond d’une cocotte, style Le Creuset, répartir la moitié des lamelles de pommes de terre. Ajouter la moitié des rondelles d’oignons. Saupoudrer de la moitié du thym ou de l’estragon, saler (si votre bouillon de poulet est salé, ne pas saler) et poivrer.

Déposer les morceaux de poulets dorés et le bacon cuit sur les pommes de terre.  Ajouter la feuille de laurier et  le reste de thym ou d’estragon.

Couvrir les cuisses de poulet avec le reste des pommes de terre et des rondelles d’oignons. Saler et poivrer.Verser le bouillon de poulet dans la cocotte. Badigeonner le dessus des pommes de terre avec la graisse de cuisson réservée des cuisses de poulet  et du bacon.  

Couvrir la cocotte et enfourner dans un four préchauffé à 300 degrés F (150 degrés C) pour 2 heures.

Après 2 heures de cuisson, préchauffer le gril du four, enlever le couvercle et placer la cocotte sous le gril. Dorer les lamelles de pommes de terre.

Servir le plat immédiatement. Je ne conseille pas de faire cette recette la veille de la réception ou du repas parce que j’ai remarqué que les pommes de terre, bien que conservées à l’abri de l’air dans le frigo, avaient tendance à prendre une légère coloration grise dès le lendemain.

Merci Hélène!

mercredi 6 février 2013

Pilons de poulet à la sicilienne


Quand je voyage à l'étranger, je suis toujours à l'affût de nouvelles recettes à expérimenter. Lors de mon dernier séjour en Floride, j'ai feuilleté plusieurs magazines de cuisine et c'est le «Soups & Stews, Spring 2013» de Fine Cooking qui a retenu mon attention. 

La recette d'aujourd'hui est justement issue de cette revue qui propose des recettes équilibrées, nourrissantes et débordantes de légumes. Ça, j'aime ça!

Selon l'auteur de la recette, les parfums que l'on retrouve dans la préparation du plat d'aujourd'hui constituent un classique de la Sicile : on y assemble le sucre et le vinaigre pour créer un contraste aigre-doux (agrodolce en italien; sweet and sour en anglais). On complète l'aspect sucré en y ajoutant des raisins séchés dorés, l'aspect aigre en y déposant des câpres et pour donner un peu de croquant on incorpore des noix de pin. À la fin, quand la préparation du plat est terminée, on retire les pilons, et on ajoute 1 à 2 c. à soupe de menthe hachée dans la sauce. C'est bon, vous dites? 

Ce que j'ai aimé aussi dans la réalisation de cette recette, c'est qu'on prend le temps de faire les choses pour que les saveurs se développent. 

Résultats : un plat savoureux ou les parfums se complètent à ravir. À refaire, c'est certain avec d'autres découpes de poulet comme les poitrines désossées ou les hauts de cuisse sur os. Cela doit être aussi bon!

Comme pâtes d'accompagnement, j'ai employé des anelli siciliani. Ces pâtes que j'achète à l'épicerie italienne Milano requièrent 19 (dix-neuf!) minutes de cuisson. Donc, elles n'ont rien à voir avec les anneaux que l'on retrouve au supermarché pour ajouter aux soupes.




Pilons de poulet à la sicilienne
3 à 4 portions
8 pilons de poulet avec la peau
sel et poivre du moulin
une poignée de farine
1/3 tasse (80 ml) d'huile d'olive + 1 c. à soupe
1 oignon haché en dés
1 branche de céleri hachée en dés
1 carotte hachée en dés
1 ½ c. à thé de sucre
2 c. à soupe de vinaigre de vin blanc
½ tasse (125 ml) de vin blanc sec
1 tasse (250 ml) de bouillon de poulet
1 feuille de laurier
¼ de tasse (35 g) de raisins secs dorés
¼ tasse  (30 g) de noix de pin (pignons)
2 c. à soupe de câpres préférablement des câpres siciliennes conservées dans le sel, rincées (des câpres dans le vinaigre, rincées, feront aussi l’affaire, c'est ce que j'ai employé)
1 c. à soupe de menthe fraîche hachée (ou plus si on le désire, mais débuter d’abord avec  1 c. à soupe)
menthe fraîche en garniture

Saler et poivrer la peau des pilons de poulet et les enfariner en prenant soin de les secouer pour enlever le surplus de farine.

Verser l’huile d’olive dans une  cocotte de style Le Creuset et faire revenir les pilons dans l’huile chaude. Attention aux éclaboussures! Quand les pilons sont dorés, mais pas trop, les retirer de la casserole.

Jeter le gras de cuisson et verser 1 c. à soupe d’huile d’olive. À feu moyen-doux, pendant 6 à 7 minutes , faire revenir les légumes que vous aurez pris soin d’hacher en jolis petits cubes de grosseur égale. Brasser à l’occasion durant la cuisson.

Ajouter le sucre et le vinaigre de vin blanc et laisser mijoter 1 minute à feu un peu plus élevé.

Remettre les pilons de poulet dans la cocotte et les enrober des légumes.

Verser le vin et le faire réduire jusqu’à temps qu’il reste peu de liquide dans la cocotte.

Ajouter le bouillon de poulet, la feuille de laurier, couvrir et laisser mijoter à feu doux entre 20 et 30 minutes environ, jusqu’à parfaite cuisson du poulet. Tourner les pilons de poulet une fois seulement durant la cuisson.

Ajouter les raisins, les noix de pin et les câpres. Cuire doucement quelques minutes pour mélanger les parfums. Rectifier l’assaisonnement.

Sortir les pilons de la cocotte et les déposer dans une grande assiette de service ou dans des assiettes individuelles.

Incorporer la menthe hachée à la sauce contenue dans la cocotte et bien brasser. Déposer la sauce aux légumes sur  le poulet et servir avec des pâtes courtes, au choix. Garnir avec une branche de menthe ou des petites feuilles de menthe joliment déposées. 

mercredi 5 décembre 2012

Chili con carne


Chacun a sa recette de chili con carne. Voici la mienne que je refais année après année depuis 30 ans. Je ne me suis jamais laissé tenter par d’autres recettes que celle-là, car je la trouve extrêmement savoureuse. Et je ne vous dis pas à quel point la maison embaume quand ce ragoût américain cuit durant une heure et demie sur la cuisinière. 

Difficile de trouver plus réconfortant! 





Chili con carne
4 portions
675 g de boeuf haché maigre
2 c. à soupe + 1 c. à soupe d'une huile neutre 
2 oignons de taille moyenne hachés
3 gousses d'ail moyennes hachées finement
3/4 c. à soupe de poudre de chili
1/2 c. à thé de graines de cumin broyées
1/2 c. à thé d'origan séché
1/4 c. à thé de flocons de piments de Cayenne broyés
1/4 c. à thé de sel
1 petite boîte (156 ml) de pâte de tomates
2 tasses (500 ml) de bouillon de boeuf
3/4 tasse (110 g) de haricots nains rouges en conserve, rincés et égouttés

Faire revenir la viande dans 2 c. à soupe d'huile. Réserver la viande dans une assiette.

Verser dans la poêle 1 c. à soupe d'huile et faire revenir d'abord l'oignon et ensuite l'ail. Cuire sans dorer.

Remettre la viande dans la poêle. Ajouter le reste des ingrédients, sauf les haricots rouges. Porter à ébullition et laisser mijoter à feu moyen-doux, à découvert, durant 1 1/4 heure.

Ajouter les haricots rouges et cuire à feu doux 15 autres minutes.

Servir avec une salade de chou très simple (huile neutre, un peu de vinaigre blanc, sel et poivre du moulin). Pour les ultra-gourmands qui ne surveillent pas leur ligne, accompagner de nachos et de trempette au fromage. 

Cette recette est une adaptation d'une recette tirée de La cuisine américaine, de la collection «La Cuisine à travers le monde», Time Life, 1972.

jeudi 6 septembre 2012

Palette de veau braisée au fenouil



Une bonne façon de découvrir le fenouil est de le faire cuire avec du veau. Le goût anisé de ce beau légume cru qui peut apparaître trop présent à certaines personnes dont les papilles sont en mode découverte perdra un peu de sa force si on le fait cuire. Et puis le veau, une viande douce, se marie tellement bien au fenouil.

Accompagnée d'une purée de pomme de terre ou encore de couscous, ce ragoût dont la sauce est légère, été oblige, régalera vos convives! 

Et pour donner encore plus de punch à ce plat, juste avant le service, répandre quelques zestes d’orange et du persil haché sur la préparation : bonheur assuré!

Pour une autre recette au fenouil cuit, cliquer ici.








Palette de veau braisée au fenouil
3 à 4 portions dépendamment de la grosseur de la palette
2 c. à soupe d’huile d’olive + 1 c. à soupe
1 palette de veau
1 gros fenouil, la partie blanche seulement, très grossièrement hachée (il est important, avant de le hacher, de d'abord couper le bulbe en deux et de retirer, avec un petit couteau, la partie dure qui se trouve à sa base, et ce, en faisant des incisions triangulaires)
1 gros oignon coupé en grosses rondelles
185 ml de vin blanc
500 ml de bouillon de poulet bio de préférence
7 tomates cocktail (elles sont plus grosses que les tomates cerise)
quelques grosses feuilles de basilic frais
sel et poivre du moulin
zeste d’orange et persil haché en finition (facultatif)

Dans une cocotte genre Le Creuset, chauffer l’huile d’olive à feu vif. Saisir à feu assez fort la palette des deux cotés afin de la colorer. Retirer la palette de la cocotte et la déposer dans une assiette. Réserver.

Dans la même cocotte, verser 1 c. à soupe d’huile d’olive et faire revenir les oignons 2 minutes. Ajouter le fenouil et cuire 1 minute. Verser le vin blanc et mélanger.

Déposer la palette de veau sur les légumes en prenant soin de mettre une partie du fenouil  sur la viande, comme sur la photo.

Verser délicatement le bouillon de poulet et ajouter les tomates et les feuilles de basilic. Saler et poivrer. Sur la cuisinière, réchauffer le tout presque jusqu'à ébullition et enfourner pour une cuisson de 4 heures 30 minutes à 250 degrés F (120 degrés C).

Décorer l'assiette de service avec un peu de zeste d'orange et de persil haché (facultatif)

lundi 13 février 2012

Osso buco à la milanaise parfumé à l'orange et au safran


Il y a de ces recettes qu’on traîne avec soi parce qu’aucunes autres semblables n’ont réussi à les déloger du point de vue du goût : mon osso buco est une de celles-là. Je la tiens d’un chef cuisinier italien bien populaire au Québec dans les années  80 et 90. Peut-être vous souvenez-vous de Pasquale Carpino, ce chef torontois qui cuisinait en chantant et qu’on pouvait suivre à la télé anglophone?

Un bon osso buco se fait avec des jarrets de veau de lait. Cette viande, lorsqu’elle est bien apprêtée, est un pur délice grâce, entre autres, à la moelle de l’os qui s’échappe en partie dans la sauce pour lui donner un parfum inimitable et une belle onctuosité.

J’aime accompagner l’osso buco de pâtes aux œufs, alors que traditionnellement il s'accompagne d'un risotto. Il faut toutefois se rappeler que les pâtes doivent se retrouver dans l’assiette en très petite quantité,  sinon elles vont boire toute la sauce de la viande, ce qui n’est pas souhaitable.

Comme je n’avais pas de pâtes aux œufs, j’ai utilisé des tagliatelles numéro 1 que j’ai aromatisées au citron, aux amandes et au persil frais, en m’inspirant de la gremolata traditionnelle, mais en remplaçant l’ail haché, par des amandes tranchées réduites en morceaux au mortier.



Pour zester les agrumes, tout le monde utilise la râpe Microplane. J'ai résisté à l'envahisseur, bien que je reconnaisse les vertus de cette râpe. Mes zestes, je les fais dans un premier temps à l'économe et ensuite je les termine au couteau. Quand on utilise l'économe, il s'agit de prélever le zeste sans la partie blanche qui s'y rattache et qui s'avère amère. C'est possible, si on zeste délicatement. 



Le safran que j'ai employé provient du Cachemire : il a très bien parfumé mon osso buco. Il est en vente chez Épices et Olives au marché Jean-Talon à Montréal.


Osso buco à la milanaise parfumé à l’orange et au safran
2 à 4 portions
4 belles découpes de jarrets de veau de lait
4 c. à soupe de farine
sel et poivre
4 c. à soupe d’huile d’olive
1 grosse carotte tranchée
1 branche de céleri hachée
1 c. à thé comble d’ail haché (environ 2 gousses)
1 oignon moyen tranché
2 tasses (500 ml) de bouillon de poulet
60 ml de vermouth blanc
175 ml de vin blanc
1 c. à thé de zestes d’orange selon la méthode pour les prélever, expliquée plus haut sous une des photos
4 c. à soupe de pâte de tomates (utiliser celle en petite conserve et non celle en tube qui est souvent trop concentrée)
une pincée de safran (10 à 12 brins)
sel et poivre du moulin        

Préchauffer le four à 350 degrés F (180 degrés C).

Hacher ou trancher les légumes et réserver.

Déposer la farine dans une assiette. La saler et la poivrer. Après avoir épongé délicatement les jarrets de veau avec un essuie-tout, les enrober de farine. Secouer l’excédent.

Dans une cocotte allant au four (c’est le temps de sortir votre Le Creuset qui garantit une cuisson parfaite), verser l’huile d’olive et saisir la viande à feu moyen-fort, puis à feu moyen environ deux minutes de chaque côté ou le temps nécessaire pour qu’elle soit légèrement dorée. Retirer les découpes de jarret de la cocotte et réserver.

Dans la même cocotte, faire sauter l’oignon, la carotte et le céleri durant 3 à 4 minutes. Ajouter l’ail haché et sauter 30 secondes en prenant soin de ne pas dorer l’ail. Ajouter tous les autres ingrédients et bien mélanger. Remettre la viande dans la cocotte et couvrir.

Enfourner et cuire 2 heures. Il n’est même pas nécessaire de brasser durant la cuisson. Après une heure de cuisson, soulever le couvercle et vérifier pour voir si tout se passe bien, ce qui normalement devrait être le cas.

Pâtes au citron, aux amandes et au persil
Chaque portion de pâtes nécessitera environ :
2 c. à soupe d’amandes tranchées
zestes de citron au goût
jus de citron au goût
1 ½ c. à soupe d’huile d’olive
1 c. à soupe de persil haché
sel et poivre

Dans le mortier, ajouter les ingrédients en multipliant les quantités par le nombre de convives. Broyer selon la consistance désirée. Ne pas trop broyer les amandes afin de conserver une certaine texture. Rectifier l’assaisonnement et mêler aux pâtes en réservant un peu de la préparation. Déposer un nid de pâtes dans l’assiette, aux côtés de l’osso buco, et décorer avec le restant du mélange citronné et quelques fins zestes d’orange. Servir. 

mardi 10 janvier 2012

Ragoût de boeuf aux carottes, au céleri-rave et au rutabaga


Ce ragoût de bœuf, fruit d’une improvisation, s’est avéré tellement délicieux que j’ai décidé de le proposer sur mon blog. Conséquences : les mesures proposées dans la recette sont imprécises, mais vous donneront quand même une bonne idée de la manière dont vous y prendre pour préparer ce plat.

L’important est de choisir des cubes de bœuf qui ne sont pas trop maigres, ce qui donnera un bon goût au plat et assurera une tendreté à la viande.



Cette pâte umami contient non seulement de la purée de tomates et de la pâte d'anchois, mais aussi d'autres aliments forts en umami comme les olives noires, le vinaigre balsamique, les champignons porcini et le fromage Parmigiano Regianno 
Idéale, en petite quantité, dans les ragoûts, les soupes et même les vinaigrettes, pour accroître leur bon goût, ce produit se retrouve dans les supermarchés Loblaw's.

 Ragoût de boeuf aux carottes, au céleri-rave et au rutabaga
3 à 4 portions
600 g de bœuf à ragoût en cubes
1/3 tasse de farine
2 c. à soupe de beurre
1 oignon tranché grossièrement
185 ml de vin blanc sec
3 grosses carottes pelées tranchées diagonalement en gros morceaux (2,5 pouces/6 cm)
bouillon de bœuf pour recouvrir, mais pas complètement la viande
1 céleri-rave pelé et coupé en gros cubes
1 petit rutabaga pelé et coupé en gros cubes
un peu de vin ou même de bière, si nécessaire à la suite de l’ajout des légumes
herbes séchées : herbes de Provence, sarriette, thym, origan (un peu de tout ça, au goût), un soupçon de clou de girofle moulu et quelques flocons de piment de Cayenne séchés
1 c. à thé de Taste no 5 : Umami Paste de la marque Le Choix du président
sel et poivre du moulin

Préchauffer le four à 300 degrés F (150 degrés C).

Assécher les cubes de bœuf avec des essuie-tout. Déposer la farine dans une grande assiette et enfariner les cubes de bœuf.

Dans une cocotte allant au four, chauffer le beurre à feu moyen-fort. Dorer les cubes de bœuf. Ajouter l’oignon tranché et cuire 1 minute. Déglacer avec le vin blanc. Incorporer les carottes et verser le bouillon de bœuf. Amener à ébullition.

Couvrir la cocotte et cuire au four pendant 1 heure. Vérifier une fois durant la cuisson si le liquide est en quantité suffisante dans la cocotte.

Sortir la cocotte du four et ajouter tous les autres ingrédients restants. Couvrir de nouveau. Enfourner pour encore 1 heure de cuisson. La cuisson est complétée lorsque les légumes sont tendres.

Servir avec des nouilles aux œufs Lancia de grosseur moyenne.

mardi 6 décembre 2011

Poulet Marbella


Comme idée de plat principal pour une de vos réceptions du temps des Fêtes, je vous propose cette casserole qui aura l’avantage non seulement de surprendre et de régaler vos invités , mais aussi de vous libérer en vous permettant d’être au salon avec eux, car ce plat se prépare à l’avance.

Cette recette conviviale, je la tiens de Marie-Claude de La Cookette qui l’a empruntée à Josée Di Stasio. Dans sa recette, Josée Di Stasio propose plusieurs façons de cuisiner ce plat. On peut employer la découpe de poulet qui nous plaît et parfumer avec nos épices préférées que ce soit du thym, des herbes de Provence ou du quatre-épices aussi appelé poivre de la Jamaïque. La recette d’aujourd’hui fait donc état des choix que j’ai posés. Si vous voulez consulter la recette originale, c’est par ici.

Les hauts de cuisse sur os, débarrassés de leur peau, ont eu ma préférence quand est venu le temps de choisir le poulet. La présence de fruits séchés dans la casserole m’a incitée à employer le poivre de la Jamaïque comme épice principale. J’ai de plus choisi d’intégrer des olives farcies à la préparation. La moitié des olives l’étant au citron, pour l’acidité et l’autre moitié au piment Jalapeno, pour le piquant.

Résultat : un plat de poulet sucré-salé ou aigre-doux où le sucré est assuré par l’apport des fruits séchés, du miel et de la cassonade, le salé par les olives, le bouillon de poulet et le poulet lui-même, l’acidité par le citron des olives, le vinaigre de cidre et le vinaigre de Xérès.

Au départ, j’ai voulu accompagner ce plat de couscous et d’un légume vert. Mais je me suis ravisée au dernier moment. Ce plat n’avait besoin comme accompagnement que d’une semoule bien réalisée.

Ce poulet Mirabella a fait un malheur à ma table! Cette savoureuse recette est en passe de devenir un classique dans ma famille.






Le poulet dans sa marinade.


Poulet Marbella
4 à 6 portions

Le poulet et sa marinade :
12 hauts de cuisse de poulet, sur os, la peau enlevée
1/4 tasse (60 ml) d’huile d’olive
1/4 tasse (60 ml) de miel
1/4 tasse (40 g) de cassonade (vergeoise)
1/6 tasse (40 ml) de vinaigre de cidre
1/6 tasse (40 ml) de vinaigre de Xérès
1 tasses (250 ml) de bouillon de poulet
1 c. à thé comble d’ail haché
1 c. à thé de poivre de la Jamaïque moulu (j’ai moulu moi-même les graines)
2 feuilles de laurier séchées coupées en deux
1 conserve (200 g) d’olives vertes Crespo farcies au citron, égouttées
1 conserve (200 g) d’olives vertes Crespo farcies au piment Jalapeno, égouttées
1/2 tasse (75 g) d’abricots séchés laissés entiers
1/2 tasse (75 g) de figues séchées coupées en deux ou en trois

L'accompagnement :
couscous moyen cuit selon les indications du fabricant

Mélanger le poulet et tous les ingrédients qui constituent la marinade dans un très grand saladier, même les olives égouttées et les fruits séchés. Couvrir avec un film alimentaire et laisser mariner au réfrigérateur pendant 4 heures.

Préchauffer le four à 190 °C (375 °F).

Retirer les hauts de cuisses de la marinade, les essorer avec un essuie-tout et les déposer dans une assiette. Les faire saisir dans une poêle (avec un peu d’huile d’olive), 6 hauts de cuisse à la fois. Lorsque le poulet a pris une belle couleur dorée le déposer dans une cocotte genre Le Creuset. Verser dans la cocotte la marinade qui contient déjà tous les autres ingrédients, couvrir et cuire au four, 40 à 45 minutes, ou jusqu’à ce que le poulet soit tendre. Servir sur un lit de couscous.

Merci Marie-Claude!

mardi 9 août 2011

Bouilli d'été à la façon de Louis-François Marcotte


Le bouilli est un classique de la cuisine québécoise. Appelé pot-au-feu par les Français et amené avec eux en Nouvelle-France, dans les débuts de la colonie, il figurera parmi les principaux plats cuisinés sur une base régulière, autant en milieu urbain qu’en milieu rural.

Si on désire cuisiner un bouilli à la française, on omettra les pommes de terre qui ont fait leur apparition sous l’influence britannique puisque la culture de ce légume racine n’est introduite au Québec qu’à compter de 1764 par le gouverneur Murray.

Le bouilli que je vous propose aujourd’hui est la version du chef Louis-François Marcotte issue de son livre Souvenirs. Sa recette reflète vraiment la façon actuelle dont le bouilli se prépare au Québec. La pomme de terre y est évidemment présente, ainsi que les carottes et le chou. Les navets blancs ont été remplacés par du rutabaga qu’on aime consommer ici depuis des décennies. Quant au céleri-rave, il sera remplacé par des branches de céleri et les poireaux par des échalotes sèches, aussi appelées échalotes françaises.

Le chef a aussi décidé de troquer le lard salé en cubes pour un morceau de jambon de 360 g. Mais comme je n’ai pas réussi à trouver un jambon de la qualité que je souhaitais, j’ai choisi d’incorporer dans le bouilli, non seulement la palette de bœuf comme prévu , mais aussi un morceau de roulé de porc, une viande que je ne connaissais pas , mais qu’on m’a recommandé, et qui se vend partout dans les supermarchés. Celui produit par le fabricant Gaspésien a l’avantage d’exiger le même temps de cuisson que la viande de palette dans la recette. L’addition de cette pièce de porc a donné beaucoup de goût au bouilli et je vous la recommande fortement. Une fois cuite, cette viande s’est avérée délicieuse et a été facilement répartie entre les convives.

Ce bouilli a été apprécié de tous à ma table. On s’est vraiment régalés et tout le monde a retrouvé dans ses parfums un petit goût d’enfance qui n’était pas enfoui bien loin!





Bouilli d'été à la façon de Louis-François Marcotte
6 portions
1 rôti de palette de boeuf de 1,1kg avec l'os
1 roulé de porc d'environ 350 g de la marque Gaspésien
2 oignons jaunes coupés en quatre
6 gousses d'ail (ou trois grosses) hachées très grossièrement
1 + 4 carottes moyennes-grosses coupées en gros tronçons
1 clou de girofle ou la pointe d'un couteau de clous de girofle moulus
2 feuilles de laurier séchées
12 pommes de terre grelots, avec la peau et laissées entières (j'ai utilisé des jaunes en forme de doigt)
6 échalotes sèches, épluchées et laissées entières
1/2 rurabaga en gros cubes
1 petit chou vert en 6 quartiers
2 branches de céleri en tronçons
24 haricots verts
24 haricots jaunes
poivre du moulin
ne pas saler, car le roulé de porc l'est un peu

Dans une grande casserole, déposer la palette de boeuf, le roulé de porc, les oignons, l'ail, 1 carotte seulement, le girofle et le laurier.

Verser suffisamment d'eau pour couvrir la viande d'au moins 4 po (10 cm). Porter à ébullition, réduire le feu, mais pas trop au début de la cuisson, histoire de conserver l'ébullition et laisser mijoter aux trois quarts couvert durant 2 heures. Écumer à quelques reprises avec une cuillère à trou, surtout en début de cuisson, pour ramasser l'écume blanche. Jeter cette écume. On écume dans le but de conserver le bouillon clair.

Après deux heures de cuisson, filter le bouillon au chinois au-dessus d'un grand bol et jeter les légumes et les aromates.

Retirer l'os de la viande de palette et couper 6 morceaux. Retirer aussi le roulé de porc. Réserver.

Verser le bouillon dans la casserole récurée, s'il y a lieu, et ajouter les morceaux de viande et le morceau de roulé de porc.

Ajouter les 4 autres carottes, les échalotes sèches et le céleri et cuire à découvert, à feu assez fort, pendant 5 minutes. Ajouter les patates, le rutabaga et le chou (pour faire tenir les quartiers de chou, piquer chaque quartier d'une brochette de bois) et cuire aux trois quarts couvert pendant 25 minutes.

Pendant ce temps, ficeler 7 fagots de haricots (3 verts et 3 jaunes attachés ensemble). Le 7e fagot sera mangé par le bébé, s'il y en a un à votre table!!!

Ajouter les haricots et cuire 10 minutes ou jusqu'à parfaite cuisson.

Servir le bouilli dans des assiettes creuses. Répartir les morceaux de viande et le roulé de porc (en le tranchant) dans chaque assiette. Faire de même pour les légumes. Verser une louche de bouillon par assiette et poivrer avec le moulin à poivre. Le bouilli peut se préparer la veille ou l'avant-veille. Il n'en sera que meilleur!

Cette recette a été fortement inspirée par celle de Louis-François Marcotte tirée de son livre Souvenirs : Revisiter nos traditions, paru en 2010 chez Flammarion Québec.

lundi 18 avril 2011

Pilons de poulet Jerk


Inspirée par la très belle recette de poulet Jerk de Dominique du blog De vous à moi et recevant une très grosse tablée, j’ai décidé d’offrir à mes invités ce délicieux mets d’origine jamaïcaine.

Parfumé au piment de la Jamaïque (quatre-épices), à la cannelle, aux tomates et à la lime, ce plat a fait bonne figure auprès d’une salade de lentilles et de quinoa aux mandarines et aux amandes. Petits et grands se sont régalés dans la bonne humeur, heureux de se retrouver!


 Les pilons de poulet juste avant d'être enfournés.


La sauce Chili asiatique, dont il est question dans les ingrédients, est disponible dans les épiceries spécialisées.

Pilons de poulet Jerk
12 à 15 portions
30 pilons de poulet achetés la peau déjà enlevée
Marinade :
2 c. à soupe de sauce Chili Heinz
1 c. à soupe de sauce Chili asiatique pour poulet
1 c. à soupe de zeste de lime (citron vert)
5 c. à soupe de jus de lime
2 grosses échalotes sèches hachées
1 ½ c. à thé de graines de piment de la Jamaïque (quatre-épices), broyées
1 c. à thé de cannelle
3 c. à soupe de sucre de canne (appelé aussi au Québec Sucre de plantation)
1 c. à soupe de rhum brun

À l’aide d’un fouet, bien mêler tous les ingrédients de la marinade. Dans un grand plat à lasagne, disposer les pilons de poulet et bien les enrober de la marinade. Réfrigérer jusqu’au lendemain.

Déposer les pilons marinés sur deux plaques métalliques de cuisson et cuire à 350 degrés F (180 degrés C) 25 à 28 minutes. Les pilons sont cuits lorsque la chair se détache de l’os. S’assurer de la cuisson en goûtant à la volaille. La cuisson des pilons peut aussi s'effectuer au BBQ. Comme cela doit être délicieux!

Servir avec un peu de riz Basmati et une salade de lentilles et de quinoa aux mandarines et aux amandes, dont la recette figurera dans mon prochain billet.

Merci Dominique!

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lundi 17 janvier 2011

Estouffade de boeuf aux anchois et à la crème


Je ne suis pas à une contradiction près : il y a quelques jours, je parlais d’une petite diète préparatoire à mon voyage en France et hier j’achetais un berlingot de 500 ml de crème à cuisson 35 %!!!

Est-ce l’imminence de mon voyage dans ce pays où la crème est reine ou est-ce parce qu’il fait froid et que j’ai le goût des plats en sauce, je l’ignore, mais ce que je sais, c’est que cette belle recette empruntée à Choupette du blog Péché de gourmandise m’a totalement séduite lorsque je l’ai aperçue sur son blog et la séduction a continué d'opérer quand cette estouffade s'est retrouvée dans mon assiette : un délice! Cette recette, somme toute assez simple, s'est avérée absolument savoureuse et m'a réchauffée par cette température polaire.

J’aime beaucoup l’apport des anchois en cuisine parce qu’elles contribuent au goût umami. La sauce de poisson (nuoc-mâm) est faite à partir d’anchois et ce n’est pas pour rien. Bien des cuisines du monde ont compris, de façon empirique, l’importance de certains aliments dans la sublimation du goût. Maintenant, on est capable de calculer le taux de glutamate (l’exalteur de goût par excellence) d’un aliment par 100 g. À preuve, le tableau ci-joint publié par Richard Béliveau, docteur en biochimie :



Je joins aussi l’article où vous pourrez découvrir ce qu’est véritablement le goût umami et sa fonction dans l’alimentation humaine. Ce n’est pas la première fois que je le mets en lien sur mon blog. Si vous n’avez qu’un article à lire sur le sujet, je vous conseille celui-là, car il est très intéressant, extrêmement bien écrit ce qui en fait un document d’une clarté impeccable. Comprendre le rôle du goût umami dans notre alimentation explique en partie ce qu’est la gourmandise, dans son sens le plus noble du mot. Alors, les curieux, c’est par ici.



 Voici la préparation juste avant la cuisson finale, avant l'ajout du vin blanc.



Estouffade de boeuf aux anchois et à la crème
6 portions
40 g de beurre
1 c. à soupe d'huile d'olive
1,2 kg de boeuf à ragoût en gros cubes
1 c. à soupe comble de farine
1 oignon haché grossièrement
2 gousses d'ail hachées grossièrement
3 carottes tranchées en tranches épaisses
2 petites branches de romarin frais
5 très grandes feuilles de sauge fraîche
6 à 12 filets d'anchois dans l'huile (Choupette en a mis 12 et moi j'en ai mis 6 1/2) non essorés, coupés en morceaux de 1 cm
500 ml de vin blanc sec
200 ml de crème à cuisson 35%
sel et poivre du moulin

D'abord, assécher les cubes de viande avec des essuie-tout.

Dans une cocotte (genre Le Creuset), faire fondre le beurre et ajouter l'huile. À feu assez vif, faire dorer la moitié des cubes et réserver-les dans une assiette. Ensuite, faire dorer l'autre moitié. Remettre la viande réservée dans la cocotte et saupoudrer de farine en prenant soin d'enrober chaque cube. Ajouter l'oignon, l'ail, les carottes, les fines herbes, les anchois et verser le vin blanc. Ne pas saler tout de suite la préparation à cause de la présence des anchois. Porter à ébullition, couvrir la cocotte et laisser mijoter, à feu doux, 2 à 3 h (dans mon cas, deux heures ont été suffisantes pour attendrir la vainde).

 Au terme de la cuisson, si le jus est encore très liquide, avec une cuillère à trous, retirer tous les cubes de viande, tous les légumes et toutes les fines herbes et ne conserver que le jus de cuisson. Réduire ce dernier quelques minutes à feu vif, jusqu'à ce que la consitance désirée ait été obtenue. Remettre la viande et les légumes dans la cocotte. Jeter les fines herbes. Verser la crème, poivrer, rectifier l'assaisonnement en sel et servir bien chaud avec des tagliatelles et des haricots verts fins.

Merci Choupette!